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Passage éclair au Brésil

  • Photo du rédacteur: 1anenparenthese
    1anenparenthese
  • 22 oct. 2022
  • 14 min de lecture

Jour 1 : rejoindre la côte à Paraty

Ce matin, nous avons encore des étoiles plein les yeux de la veille. Notre visite aux Chutes d'Iguazu nous a ravi au plus haut point. Après un petit-déjeuner bien copieux, nous partons faire quelques achats dans un centre commercial pour les sandwichs du soir. Mauvaise surprise sur le retour, le temps se gâte : nous rentrons à l'hôtel sous une pluie battante. Une fois les sacs à dos récupérés à la réception, nous embarquons dans un Uber en direction du terminal de bus. Pour rejoindre la petite ville de Paraty, il faut d'abord se rendre à Sao Paulo, puis prendre un second bus pour atteindre la destination finale. C'est un temps de trajet conséquent car nous n'arriverons que le lendemain après-midi. Mais grâce à nos longues traversées en Argentine, notre patience est déjà bien aiguisée, même pas peur !

Ah le Brésil... Pays si gigantesque, terre du football et de l'Amazonie. La grande différence avec tous les autres pays que nous visitons est la langue : ici, place au portugais. Le "Buenos dias" se transforme désormais en "Bom dia" et pour le reste de la conversation, nous faisons un peu avec les moyens du bord... Même Anca a parfois recours au langage universel de la gestuelle pour se faire comprendre. La monnaie s'appelle le Réal, ce qui nous change des Pesos dans la majorité des pays traversés en Amérique du Sud. Niveau population, le Brésil est de loin le plus grand avec ses 212 millions d'habitants. La densité de population y est d'ailleurs complètement différente d'une région à une autre. Passant par Sao Paulo, puis par Rio de Janeiro quelques jours plus tard, nous voici dans une des zones les plus habitées du pays. Notre passage au Brésil n'était pas prévu. Les billets d'avion étant nettement moins chers au départ de Rio de Janeiro comparé à ceux au départ de Buenos Aires, cela nous a persuadé de venir y faire un tour, d'autant plus que nous passions par Iguazu à la frontière des deux pays.

Notre premier bus est le plus long: 17 heures de trajet jusque Sao Paulo. Nous nous installons donc confortablement, ou tout du moins du mieux que l'on puisse car notre véhicule n'est pas des plus récents. Le pays ayant quelques problèmes de sécurités, nous faisons l'objet d'un contrôle de papiers par le chauffeur pour justifier que nos filles nous appartiennent bien, chose qui ne nous avait jamais été réclamée. À bord, de l'eau potable est à disposition dans des gobelets en plastique, là encore c'est une première. Très pratique pour les longs trajets, mais nous sommes loin des questions écologiques au Brésil : la politique de consommation semble y être bien en place.

Les fameux shot d'eau mis à disposition


La nuit n'est pas des plus reposantes, mais nous arrivons finalement à Sao Paulo en début de matinée. La ville est gigantesque et complètement décousue, une véritable fourmilière. N'ayant pas d'attraits réels à nous offrir, nous faisons le choix d'y faire l'impasse et de filer vers Paraty. En effet, Sao Paulo c'est un centre financier représentant plus de 12 millions d'habitants et la ville est malfamée. Quelques musées par-ci par-là, mais rien qui ne vaille vraiment le détour. Étant donné notre court séjour au Brésil, nous préférons nous concentrer, après notre passage à Paraty, sur la ville de Rio de Janeiro.

Le terminal de bus est impressionnant, des dizaines de panneaux indiquent les quais et les compagnies dans tous les sens nous désorientant complètement. Avec un peu d'aide, nous trouvons notre lieu de départ. Pendant l'attente, nous croisons quelques étrangers et même quelques Français. Paraty semble bien être une destination touristique. Pas étonnant puisqu'elle elle se situe sur la Costa Verde, qui s'étend des environs de Sao Paulo jusque Rio de Janeiro. Ce qui en fait une zone prise d'assaut par les locaux et les touristes. Une fois encore, voyageant avec des enfants nous faisons l'objet d'un contrôle particulier, puis avons la permission de monter à bord. Le bus est ponctuel sur l'heure de départ, ce qui n'est jamais le cas de l'heure d'arrivée d'après nos expériences. Cette remarque est une nouvelle fois confirmée puisque sur les 5h de trajet prévu, s'ajoute plus d'une heure de bonus. Il faut dire qu'ici, les gens ne semblent pas stressés, l'important étant d'arriver à bon port. C'est sous un soleil de plomb que nous arrivons au abords de Paraty et le décor est plutôt sympathique.

Notre arrivée vers la ville de Paraty


En revanche, on nous avait vendu un ancien petit village de pêcheurs tout tranquille, ce n'est absolument pas le cas. La ville est assez grande, la circulation bruyante et bien trop touristique à notre goût. Notre premier aperçu ne nous enchante pas vraiment. Nous voici au terminal de bus de Paraty et il fait nuit depuis peu. Nous allons voir un taxi pour nous emmener à l'hôtel, mais nous abandonnons vite le projet : le chauffeur est complètement ivre... Nous ne perdons pas espoir et rejoignons la rue principale à la recherche d'un autre taxi, sobre de préférence, mais c'est sans succès. Finalement, grâce à l'aide d'une serveuse d'un restaurant, nous obtenons un véhicule qui nous conduit à notre hébergement. La facture est un peu salée mais la sécurité n'a pas de prix, il faut parfois faire preuve de prudence la nuit. Notre chambre est en fait un appartement, bien plus luxueux qu'à nos habitudes, de quoi décrocher quelques sourires. Éreintés par ce long voyage depuis Foz do Iguaçu, nous ne tardons pas à aller tester les matelas.


Jour 2 : timide découverte des lieux

Au réveil c'est difficile, le corps a bien du mal à se remettre du trajet et Maëlys a des crampes au ventre. Nous optons pour une matinée tout en douceur avec double café. Le confort de la chambre est plaisant et il est facile d'y trainer dans ces conditions. Aux alentours de midi, nous nous décidons tout de même à sortir de notre grotte pour aller découvrir la fameuse Praia do Jabaquara, plus belle plage de Paraty selon Google. Celle-ci n'est pas très loin de notre hôtel, car nous sommes situés dans un quartier au nord de la ville, un peu à l'écart. Sur place, musique d'ambiance version Caraïbes et un décor somptueux. Problème, les filles ont faim et les prix affichés dans les environs nous donnent le tournis. Heureusement, la supérette du bord de plage fait des hot-dogs et des burgers pour un prix presque abordable. En revanche, c'est absolument immonde.

Le ventre va mieux, direction la Praia do Jabaquara. L'ambiance est sympathique, c'est un lieu assez branché et prisé par les jeunes. Le cadre est fabuleux : la Costa Verde n'a pas volée son nom, tout est luxuriant et d'un vert qui se nuance magnifiquement avec les bleu du ciel et de la mer. Seul bémol, dans l'eau le sable de cette plage est vaseux, ce qui n'est pas très agréable. Mais là, on fait les fines bouches.

La Praia do Jabaquara


Après la baignade, nous décidons de prolonger la promenade et ainsi de poursuivre jusqu'à une autre plage : la Praia do Pontal. Nous sommes surpris car cette plage nous correspond parfaitement. Il y règne une ambiance beaucoup plus familiale et chaleureuse. Quant au décor, il est toujours somptueux et aussi dépaysant. Morale de l'histoire : les avis Google sont parfois trompeurs. Nous nous laissons porter par le temps, bercés par les vagues. Les filles s'amusent avec des bâtons déposés par la mer, elles tracent des dessins dans le sable. Le Brésil, c'est aussi la Caïpirinha : un délicieux cocktail à base de cachaça (l'alcool local à base de sucre de canne) et de citron vert. Nous en commandons un verre à la paillasse de la plage pour tester cette nouveauté. Le top !

Les Brésiliens sont loin d'être radins sur les doses...


Comme Maëlys se sent très moyennement aujourd'hui et que l'après-midi est déjà bien avancé, nous décidons de rentrer à l'hôtel pour calmer le jeu. Nous ressortons tout de même faire quelques achats pour le repas du soir.


Jour 3 : dans les rues de Paraty

Ce matin, c'est une atmosphère un peu particulière. Effectivement, nous fêtons les "Pâques roumaines", comme on aime les appeler. Le calendrier orthodoxe a souvent un peu de décalage avec le calendrier catholique. Du coup, nous fêtons Pâques avec un peu de latence ! Nous le célébrons comme il se doit avec de beaux plateaux et des oeufs décorés par les filles.

Un bon p'tit déj de Pâques !


Pour digérer tout ça, rien de mieux que de faire trempette dans la piscine de l'hôtel.

La séance piscine de la semaine


Bien que ce soit déjà notre dernière journée à Paraty, ces petits plaisirs nous ont pris pas mal de temps. Ainsi, nous sortons seulement de l'hôtel en début d'après-midi, mais avec la banane et bien repus.

Nous avons 2 kilomètres de marche pour rejoindre le vieux centre historique, une occasion parfaite pour digérer dans ce décor si particulier. Paraty est vraiment devenu une grande ville, surfant sur la vague du tourisme pour prospérer. Plus nous approchons du centre ville, plus la densité de touristes s'intensifie et le nombre de boutiques s'accroît. A peine débarqués dans ces belles rues pavées qu'Alicia, dans un geste maladroit, chahute une abeille posée sur sa paupière. Le drame est inévitable, elle se fait piquer en un instant.

Mauvaise expérience pour Alicia, mais son courage prend le dessus pour rester de bonne humeur


Hormis cet incident, la visite est agréable dans les petites rues de Paraty. Bien que la ville ait évolué, son noyau historique a gardé du cachet et attire les regards. De l'artisanat, des maisons typiques, ainsi que de multiples boutiques ornent les rues. Paraty a du charme, il ne faut juste pas s'écarter du centre pour assister à ce décor sympathique. Nous passons notre temps à y flâner et à découvrir l'artisanat brésilien mis en avant.

Belle promenade dans les rues de Paraty


La nuit tombante, nous finissons cette journée sur une note sucrée : l'açaï. Bien qu'il soit en réalité un arbre de la famille des palmiers, les habitants nomment açaï son fruit, petit et violet foncé, telle une myrtille. Il est surtout consommé en jus, une découverte qui fait l'unanimité.

Un délice ce jus d'açaï


C'est gorgés de vitamines que nous entamons le chemin retour vers l'hôtel, de nuit. Paraty est une ville assez tranquille, la délinquance semble y être faible, nous ne sommes donc pas inquiets. La journée fut pleine en activités, tout le monde tombe de sommeil rapidement.


Jour 4 : Rio de Janeiro nous attend !

Le réveil est matinal car nous souhaitons faire quelques achats avant de prendre notre bus. Le temps de faire nos bagages et c'est parti pour le centre ville. Nous sommes motivés, nous faisons le trajet à pied avec nos sacs sous une chaleur écrasante. Sans trop souffrir, nous arrivons à notre première destination : la boutique de cachaça. Je précise que nous y allons pour notre soif de découverte et que nous ne sommes nullement alcooliques. La vendeuse nous lance dans une dégustation de produits très intéressante mais mouvementée. Effectivement, des dizaines de guêpes rôdent, attirées par le sucre de la boisson. Conquis, nous repartons avec un souvenir en plus à mettre dans nos sacs et fonçons vers le terminal de bus.

Anca n'est évidemment pas la dernière à se sacrifier pour la cause


Le bus est légèrement en retard, qu'importe. Nous embarquons pour Rio de Janeiro et avons hâte de découvrir cette mégapole au renom planétaire. Au programme aujourd'hui, 6 heures de route. Il faut donc prendre son mal en patience. Avec le temps, nous avons appris à apprécier les trajets de nuit : ils sont certes fatiguants, mais ils passent très vite contrairement aux trajets de jour qui peuvent parfois nous paraître une éternité. Seul bémol de nuit, c'est qu'on ne peut s'émerveiller du paysage. Bref, on ne peut pas tout avoir ! Cette fois-ci, le trajet est au top et passe très bien. La raison : nous longeons la célèbre Costa Verde sur les trois quarts, et c'est spectaculaire de beauté. Elle est singulière par ses baies verdoyantes et tropicales dotées de centaines d'îlots. Ce n'est pas pour rien que des milliers de touristes y affluent chaque année et certains s'y installent même pris par un coup de coeur.

Arrivés à Rio, nous rejoignons l'hôtel situé en plein centre, puis attaquons le plan de bataille. En effet, il est déjà tard et nous n'avons que la journée du lendemain pour visiter. Il faut donc être méthodique et organisé. Nous tombons dans la semaine du carnaval de Rio de Janeiro, une aubaine. Mais la joie est de courte durée car nous apprenons que les qualifications ont eu lieu en début de semaine et que la finale est dimanche et nous serons déjà partis. Dommage, le Sambodrome sera pour un autre voyage.

Après pas mal de changements de plans et de prises de tête, notre itinéraire est prêt. Nous sommes également renseignés sur les conditions de visites, il ne reste plus qu'à aller manger avant de prendre des forces pour le lendemain. Contrairement à Paraty, la nuit à Rio de Janeiro est moins rassurante, mieux vaut ne pas trainer n'importe où en tant que touriste. Nous allons donc manger dans un petit restaurant sans prétention à deux pas de l'hôtel : c'est simple, pas cher et équilibré.


Jour 5 : Visitons Rio de Janeiro

Nous savons que la journée sera bien remplie. Pour cette raison, on ne s'attarde pas à l'hôtel. Après le petit-déjeuner, le Uber est commandé, direction le Christ rédempteur. Pour s'y rendre, il n'existe pas vraiment d'autres moyens qu'Uber ou les taxis officiels. La statue est légèrement à l'écart du centre et la ville de Rio de Janeiro est énorme. N'ayant qu'une journée consacrée à la mégapole, nous optons pour le Uber entre chaque trajet, ce qui est un gain de temps monumental. Notre chauffeur nous dépose devant le Christ du Corcovado. C'est le nom le plus souvent évoqué ici. Depuis 2007, il fait partie des 7 nouvelles merveilles du monde, rien que ça ! Pas étonnant, il est à Rio ce qu'est la tour Eiffel à Paris, ou alors la Statue de la Liberté à New York. Pourtant, le Christ de Cochabamba en Bolivie est plus grand (40m contre 32m). Mais la beauté du lieu ici est toute autre, le Christ rédempteur domine la ville de Rio de Janeiro ainsi que sa baie. Un univers unique et fabuleux, on a tous en tête ces vidéos vues du ciel avec le Christ surplombant la Costa verde. Mais nous n'en sommes pas encore là. Le site vient d'ouvrir ses portes, il n'y a pas grand monde, une aubaine pour nous. Petite anecdote qui montre qu'ici on a les moyens: des glaçons sont disposés dans les urinoirs. Je n'ai toujours pas compris l'utilité, mais ça fait son effet.

Quelques glaçons sous un soleil de plomb, ne serait-ce pas too much ?


Nous sommes parmi les premiers, donc nous évitons tout attente à la billetterie. Nous sommes ensuite dirigés dans un minibus pour effectuer le dernier kilomètre afin d'atteindre le sommet du Mont Corcovado. Cette fois ça y est, nous y sommes ! Malgré la chaleur si matinale, nous restons une bonne heure à contempler le Christ et la vue qui nous y est offerte. On a beau avoir déjà visionné tout ça à la télé, le voir en réalité est exquis. Les bras grands ouverts du Christ indiquent le Nord et le Sud, une volonté de l'architecte brésilien Heitor da Silva Costa. Pour sculpter les 1145 tonnes de béton armé, plusieurs français on participé au projet : cocorico.

Un décor dont on se souviendra...


Pas le temps de faiblir la cadence, nous reprenons un minibus pour rejoindre l'entrée, le temps d'une pause pipi luxueuse, puis nous voilà de nouveau dans un Uber en direction d'une plage. Mais pas n'importe quelle plage : Copacabana, autre nom bien célèbre Outre-Atlantique. C'est notre curiosité qui nous y amène. Effectivement, on ne s'attend pas à aimer ni l'ambiance ni la foule. À peine déposés que nous sommes surpris par le peu de personnes sur la plage. Est-ce l'horaire ? La saison ? Le jour ? Je ne sais pas, mais c'est très agréable pour nous. Étant en mode journée visites éclair, nous n'avons pas les maillots de bains. Par contre, nous ne nous privons pas de faire trempette jusqu'aux cuisses. A notre grande surprise, la plage de Copacabana est un véritable bonheur : le paysage est beau, les vagues d'une taille parfaite, l'eau est chaude (peut-être même trop) et belle et ses dimensions XXL impressionnent.

Moments de détente à Copacabana


Dans la continuité de Copacabana, une autre plage est devenue sa rivale : Ipanema. Par manque de temps, nous n'y passons pas mais le détour avait l'air sympa. Elle est réputée pour être encore plus Jet-Set et les visiteurs viennent y chercher le luxe des restaurants et yachts à ses abords.

Sur le malecon il y a pas mal d'ambiance, un match de foot se prépare et les supporters sont chauds bouillants. Mais nous faisons hélas l'impasse sur le Maracana (stade légendaire de Rio de Janeiro), que c'est frustrant de ne pas pouvoir tout voir en étant si proche ! Ce n'est pas la première, ni la dernière que nous ressentons cette frustration, il faut juste l'accepter.

Étant affamés, nous faisons halte à une découverte typiquement brésilienne : le buffet au poids ! Nous avons remarqué qu'au Brésil, la plupart des restaurants affichent un prix aux 100g. Ce midi, nous en faisons donc l'expérience. Nous sommes un peu frileux et partageons deux assiettes pour nous quatre. La facture est honnête et nous mangeons suffisamment. Dans la foulée, pas question de digérer, nous marchons jusqu'à une pharmacie disposant de test Covid antigénique. Notre prochain vol est dans moins de 48h et il est nécessaire pour Maëlys d'avoir ce test. Nous repassons devant le restaurant où nous avons mangé afin de capter le Wifi et de commander le prochain Uber. C'est une réussite, notre chauffeur arrive.

Dernier point important de notre journée, le Pao de Açucar ("pain de sucre"). Autre figure emblématique de la ville, le Pao de Açucar est un monolithe haut de 396m. Ce qui fait sa notoriété est encore une fois la vue sur la magnifique baie de Rio, mais aussi la folle idée de son accès en téléphérique (1er téléphérique au Brésil et 3ème au monde). Après une bonne demie-heure de bouchons, nous arrivons à la billetterie. Tout comme au Christ rédempteur, l'entrée n'est pas donnée. Mais lorsque l'on calcule en euros, on se dit qu'on exagère un peu, les sorties sont bien plus onéreuses en Europe... Et honnêtement, on ne se voit pas passer à côté de cette merveille pour quelques euros ! Une fois les tickets en poches, nous grimpons dans un premier téléphérique. Effectivement, pour atteindre le Pao de Açucar, il faut d'abord passer par le Mont de Urca. Le passage en téléphérique est impressionnant, plus nous prenons de la hauteur plus la vue est exceptionnelle. On dit d'ailleurs que du haut du Pao de Açucar on a la plus belle vue de Rio, nous en seront juges. Sur le Mont de Urca nous prenons notre temps pour apprécier cette ascension tout en douceur. Le paysage y est déjà incroyable, la suite ne peut être qu'époustouflante. Nous souhaitons y rester jusqu'au coucher du soleil afin de profiter de cette lumière bien particulière.

Différents points de vues depuis le Mont de Urca


Les filles souhaitent avancer et se rendre au deuxième téléphérique : c'est encore plus vertigineux. Après 2 petites minutes de traversée, nous atteignons le fameux Pao de Açucar. Les "on dit" avaient raison : quelle vue ! Quelle bonne idée a eu l'architecte Augusto Ferreira Ramos en 1907 de relier les deux montagnes afin de profiter de ce spectacle. Le paysage à 360° mérite ses galons, et nous n'en perdons pas une miette. Plus l'heure tourne, plus le monde afflue. L'envie d'être à cet endroit au coucher de soleil n'est pas seulement la nôtre. Malgré la foule, nous restons un long moment à admirer Rio de Janeiro.

Clap de fin de journée à Rio


C'est sur les rotules que nous rejoignons notre hôtel grâce à un ultime Uber. N'ayant plus soif de découvertes pour aujourd'hui, nous allons au même restaurant juste à côté, une valeur sûre et rapide. La digestion se met en place, nous ne tardons pas à filer sous les draps. Quelle journée !


Jour 6 : bientôt l'envol...

Pour cette dernière journée passée sur le sol brésilien, le rythme est plus détendu. Le matin, les filles ont même le temps de passer par la piscine tant rêvée de l'hôtel avant que nous libérions la chambre.

Séance de relaxation pour Maëlys et Alicia


La trempette achevée, nous finalisons nos sacs à dos, puis filons dans un Uber histoire de changer un peu...

Nous partons à 45 minutes de route, vers un autre quartier, à l'opposé de Rio de Janeiro. Il a pour avantage d'être proche de l'aéroport international. Nous y avons réservé une chambre dans un appartement que nous partageons. Une jeune Brésilienne nous accueille, l'ambiance est bizarre, heureusement Google translate est là pour nous sauver. N'aimant pas du tout l'appartement, nous sortons dans le quartier et trouvons un centre commercial. Nous y restons le temps de manger, puis nous nous y baladons une bonne heure. Malgré tout, nous rejoignons l'appartement pour préparer la partie administrative du vol du lendemain. Une fois la vérification de tous les documents faite, c'est déjà l'heure du repas du soir. Anca passe au fourneau dans la cuisine commune, le temps que je trie quelques photos. Les filles s'ennuient, il faut dire que l'endroit n'est pas des plus plaisants. Heureusement, nous partons à l'aube.


Brésil - petit bilan :

Nous gardons un bon souvenir de notre petit passage au Brésil. Nous avons clairement adoré Rio de Janeiro; malgré les préjugés, cette ville nous a agréablement surpris. Les Brésiliens nous ont paru gentils et accueillants, toujours de bonne humeur à l'image de leur expression "Todo bem!". La barrière de la langue s'est ressentie, puisque la plupart de ceux que nous avons rencontrés ne parlait pas d'autre langues, même pas l'anglais. Cependant, certains connaissaient un peu d'espagnol, notamment à la frontière avec l'Argentine. Les quelques particularités du Brésil qui nous ont marqué sont: le buffet au kilo, l'eau en gobelets dans les bus en libre accès, le côté très moderne, technologique et connecté avec wifi gratuit partout dans les zones touristiques, mais aussi la pollution et le peu de considération pour la nature et l'environnement.


Prochaine étape, le Guatemala !!



To be continued...


3 commentaires


Camelia - Nicoleta Giurca
Camelia - Nicoleta Giurca
06 nov. 2022

Wow....ce poze frumoase!!😍

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Ovidiu A.
Ovidiu A.
22 oct. 2022

Ma bucur ca ati reluat postările! 🤗

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Emilien Gautier
Emilien Gautier
24 oct. 2022
En réponse à

Da, am reluat. Vrem sa terminam si ultimele doua tari pe care le-am vizitat.😉

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©2021 par 1 an en parenthèse.

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