Arequipa, ville coloniale au milieu des volcans
- 1anenparenthese

- 7 mars 2022
- 13 min de lecture
Jour 1: Premier jour à Arequipa
Après une nuit entière passée dans le bus, nous arrivons à Arequipa vers 5h30. Le réveil est dur pour tous les 4, car c'est toujours le matin que nous dormons le mieux. Nous descendons tranquillement chercher nos bagages et nous montons dans un taxi pour aller à l'hôtel. Celui-ci a accepté de nous accueillir avant l'heure du check-in (nous avons appris de notre expérience à Trujillo que c'est mieux d'avoir une chambre d'hôtel disponible en arrivant après un bus de nuit). Par contre, notre chambre n'est pas prête finalement...L'équipe est quand-même aimable et nous permet de nous installer dans une autre pièce en attendant la disponibilité de la nôtre. 2h plus tard, nous recevons les clés de la chambre et là...déception ! La chambre est dans un piteux état : pas de fenêtres, murs infiltrés d'eau et douche électrique qui fait des courts-circuits. J'ai envie de prendre mes bagages et de changer d'hôtel tout de suite, mais Emilien me tempère, alors je prends mon mal en patience pour les 3 jours à venir. C'est ça aussi le voyage: des surprises pas toujours agréables.
Notre hôtel...
Comme nous sommes fatigués ce premier jour, nous ne prévoyons pas de visite. Nous sortons quand même pour manger un almuerzo et pour nous approvisionner en fruits et en légumes au marché. La ville nous plaît, elle est très dynamique et nous trouvons facilement tout ce que nous cherchons. En revenant du marché (qui est immense), nous faisons tout de même un crochet par le centre-ville. Finalement, la curiosité l'emporte sur la fatigue et nous allons voir la grande et belle Plaza de Armas. Nous rentrons en début de soirée pour préparer le dîner. L'hôtel a une cuisine, mais elle aussi dans un mauvais état. Nous préparons une purée avec une variété originale de pomme de terre: les papas negras. Il y a tellement de pommes de terres différentes au marché d'Arequipa: blanches, noires, jaunes, violettes ou rouges! D'après nos différentes sources péruviennes, il y aurait entre 2000 et 4000 variétés de pommes de terres dans le pays.
Le marché d'Arequipa avec ses stands de fruits et légumes, fromages, chicha (alcool de maïs), pommes de terres et les incontournables jus frais
Premier après-midi dans les rues d'Arequipa et dégustation du queso helado, une glace à la cannelle
L'hôtel a quand même un point positif : il est à 15 minutes à pied du centre-ville et en même temps il bénéficie d'un grand calme, ce qui nous permet de passer une nuit reposante, malgré les ressorts cassés du matelas.
Jour 2: city tour d'Arequipa
Le matin, nous faisons un peu d'école avec les filles, avant de partir en direction du mirador de Yanahuara. Pour y arriver, nous traversons le centre-ville et un quartier résidentiel très beau et chic. Arequipa n'a rien à voir avec les villes de la côte Nord. Ici, il y a plus d'harmonie et de cohérence dans les constructions, (en tout cas autour du centre) et l'ambiance est très agréable. Le centre-ville est interdit aux voitures et cela participe à son charme, mais nous constatons la pollution atmosphérique et phonique et le traffic assez chargé dans le reste de la ville. Arrivés au mirador, après environs 30 minutes de marche, nos efforts sont récompensés: nous avons une très belle vue sur la ville et sur place il y a un joli parc, une superbe église construite en pierre de "sillar" (une roche blanche présente dans les environs d'Arequipa) et des stands qui vendent des produits d'artisanat. Je pourrais passer des heures sur les marchés d'artisanat!
Au mirador de Yanahuara
Nous descendons ensuite manger dans le centre-ville, avant de rejoindre le "free city tour" à 14h. Nous nous attendons à voir un grand groupe de touristes, mais, en réalité, seulement 4 autres personnes sont sur place. Ce n'est pas pour nous déplaire, car cela permet de profiter d'un tour presque privé. Notre guide est souriant et dynamique et commence le circuit en anglais. Nous le suivons pendant 3 heures et apprenons des histoires et des anecdotes très intéressantes sur Arequipa et l'Amérique du Sud. Arequipa est une ville coloniale fondée en 1540 au pied des volcans dont les plus imposants sont le Misti et le Chachani. Mais avant que les Espagnols s'y installent, elle était occupée par les Incas. Son emplacement idéal, entre les montagnes et la côte, la transforment en un grand relais commercial. Par la suite, c'est le secteur du textile qui se développe à Arequipa, notamment grâce à la laine d'alpaga. La ville, 2ème du pays et autrefois capitale, a vu sa population augmenter après les années 2000 suite à l'arrivée massive des indigènes de la région du lac Titicaca (notamment de Puno). Arequipa est connue pour son soutien et sa loyauté envers la couronne espagnole, ce qui lui vaut encore aujourd'hui la renommée de grande rivale de Lima. En effet, si Lima est reconnue comme berceau de l'indépendance du Pérou, Arequipa est une ville conservatrice. Le guide nous explique les spécificités des 3 grandes villes péruviennes, qui peuvent être résumées ainsi: Lima - adepte de l'indépendance, Arequipa - profondément religieuse et conservatrice et Cusco - terre des Incas. Chacune de ces 3 villes a sa propre histoire et identité et a même sa propre bière et son propre soda. Cela dit, nous préférons la bière Cusquena, donc un point pour Cusco! Blague à part, les informations apportées par le guide sont passionnantes et nous permettent de mieux comprendre la société péruvienne et son histoire.
Revenons à Arequipa. La ville est surnommée ville blanche à cause de ses constructions en "sillar", cette pierre volcanique blanche, mais également, nous souffle le guide, à cause de la population à prédominance européenne, donc blanche, qui s'y est installée dès le début de sa fondation. C'est d'ailleurs à ces européens catholiques (et aux différents ordres religieux qui s'y sont développés) qu'Arequipa doit sa renommée de ville des monastères et des églises. En témoignent la présence des impressionnants monastères de Santa Catalina et de la Recoleta, la cathédrale, ainsi que les églises respectives des jésuites, des dominicains, des franciscains, des augustins etc. Le centre historique d'Arequipa regorge d'édifices religieux et de maisons coloniales ayant appartenu à l'aristocratie de l'époque. Malgré les tremblements de terre qui ont lourdement affecté Arequipa au fil du temps, la ville a gardé en très bon état ses majestueuses bâtisses coloniales. Nous passons de rue en rue et de monument en monument en écoutant les captivantes anecdotes et explications du guide.
City tour dans les rues d'Arequipa
Nous visitons également un endroit inédit : le Mundo Alpaca. Il s'agit d'une sorte de ferme pédagogique avec quelques alpagas et lamas dans un enclos, des expositions sur les laines et les processus de transformation et de tissage. Nous arpentons les rues du quartier San Lazaro, le plus ancien quartier d'Arequipa où se sont installés les premiers conquistadors, nous passons devant les monuments majeurs du centre historique (certains bien cachés que nous n'aurons pas découverts tout seuls) et nous réalisons aussi deux dégustations en chemin: une de chocolat bio et une de chicha (alcool à base de maïs fermenté). Le tour se termine peu avant 18h sur le toit d'un édifice sur la Plaza de Armas et qui est aujourd'hui transformé en restaurant-bar. Ici, nous avons une belle vue panoramique sur la place et sur les bâtiments qui l'entourent, à quelques minutes du coucher du soleil. Nous sommes très satisfaits de la visite qui a été un peu longue pour les filles, d'autant plus qu'elles ne comprenaient pas le guide qui parlait anglais, mais très passionnante pour nous.
Suite et fin du city tour en passant chez Mundo Alpaca
Avant de rentrer, nous cherchons une pizzeria autour de la place. La pizzeria n'a pas de wi-fi, alors nous commandons à emporter car nous sommes pressés de nous connecter à internet pour prendre des nouvelles de Chaton et Jean-Yves qui doivent atterrir à Lima en ce moment même. Nous arrivons à nous connecter vers 19h et les filles sont très agitées en réalisant que nous sommes tous les 6 dans le même pays désormais. Elles comptent les heures jusqu'au moment où nous allons nous rencontrer tous à Arequipa.
Jour 3: école et organisation pour la suite du voyage
Le matin, nous hésitons entre faire une journée libre ou faire une excursion de 3h sur la Ruta del Sillar, pour découvrir cette roche volcanique que l'on retrouve dans les plus imposants édifices de la ville. Les nuages et la pluie qui s'annoncent nous aident à décider de rester à l'hôtel (même si nous subissons les infiltrations d'eau dans la chambre et la salle de bain). Après une matinée d'école, les filles ont l'après-midi libre pendant qu'Emilien et moi préparons la suite du voyage (réservation d'hôtels, mise en place de l'itinéraire, lecture du guide et choix des attractions à visiter). Eh oui, le voyage n'est pas du tout repos ! Les filles se trouvent une occupation: préparer des pancartes de bienvenue pour leurs grands-parents. Elles ont de l'imagination et elles utilisent les cartons de pizzas de la veille. Tout est prêt pour accueillir Chaton et Jean-Yves le lendemain.
Jour 4: retrouvailles !
Le moment est venu de changer d'hôtel (enfin!) et surtout d'aller à l'aéroport pour accueillir Chaton et Jean-Yves. Nous quittons notre chambre vers 9h30 et, avec nos sacs sur le dos, nous marchons 25 minutes en direction de l'hôtel-appart que nous avons réservé pour 2 nuits. Cette fois-ci l'hôtel est digne de ce nom, on peut même dire que le confort est supérieur à la moyenne de nos logements habituels, mais Chaton et Jean-Yves méritent un bon accueil ! À la réception, on nous annonce que l'appartement est disponible, donc nous sommes contents de pouvoir nous installer et de prendre une douche, car nous n'en avons pas pris depuis 3 jours. Les courts-circuits de la douche électrique de l'hôtel précédent nous en ont dissuadé. Emilien en rigole en l'appelant : la douche Claude-François. Nos douches prises, nous sautons dans un taxi en direction de l'aéroport. Les filles sont surexcitées et gardent précieusement leurs pancartes à la main. Nous débarquons dans le hall des arrivés, mais nous sommes vite invités à sortir et à attendre dehors, covid oblige... Une demie-heure plus tard, nous voilà réunis à Arequipa.
Les retrouvailles !
Nous montons cette fois-ci dans deux taxis et nous retournons à l'hôtel pour déposer les bagages, avant d'aller manger dans un restaurant végétarien qui propose de bons menus du jour. Nous passons le reste de l'après-midi au mercado San Camilo pour acheter les ingrédients pour le repas du soir. Pour l'anecdote, le marché a été dessiné par Gustave Eiffel. L'avait-il imaginé si coloré et si animé ? Nous nous promenons une deuxième fois dans cet univers rempli des produits locaux et nous goûtons encore au délicieux jus de fruits mangue-orange et maracuya-orange. Une fois les produits dans les sacs, nous rentrons à l'hôtel tout en marquant des petits arrêts devant quelques monuments et quelques magasins. Les filles préparent quelques petits sacs à distribuer aux personnes dans le besoin et les adultes préparent l'apéro. Au menu: un cocktail à base de pisco avec fromage et saucisson, ça fait 4 mois que nous en rêvons ! Alicia termine son camembert en deux-deux et les petits chocolats Kinder y passent aussi dans la soirée. Nous fêtons encore une fois les retrouvailles et validons le programme pour le lendemain.
Un petit bout de France au Pérou !
Jour 5: immersion dans le plus grand couvent du monde
Après le petit-déjeuner, nous attaquons le riche programme de la journée, en commençant par la visite du monasterio de Santa Catalina. Une guide francophone nous propose ses services, que nous acceptons. Le plus grand couvent du monde vaut bien quelques "soles" de plus, afin de mieux comprendre son histoire ! L'entrée est un peu chère, mais apparemment le visiteur en a pour son argent. Ce couvent a été fondé en 1579 par une riche veuve d'Arequipa. Notre guide nous explique, en s'adressant à Alicia, que c'étaient les deuxièmes filles des grandes familles espagnoles qui entraient au couvent, en échange d'une dot assez importante. Le couvent s'est développé avec le temps et est devenu "une ville dans la ville". Une fois entrées au couvent, les religieuses n'avaient plus le droit de sortir. En revanche, leurs servantes (car oui, les religieuses de l'aristocratie espagnole avaient le droit d'être accompagnées toute leur vie par une servante) sortaient chaque semaine pour s'approvisionner en aliments au marché et pour apporter les nouvelles du monde extérieur et les commérages.
Nous commençons la visite et découvrons les "parloirs". Les sœurs avaient le droit à 1h de conversation par mois, avec leur famille. Cela se déroulait dans la pénombre et sans se voir, ni se toucher, sous la surveillance d'une autre sœur. Nous passons ensuite par le cloître des Novices, qui est majestueusement orné des fresques représentant des scènes de la Bible. Ici nous entrons dans une chambre qui reconstitue l'ambiance dans laquelle les novices vivaient leurs premières années de religieuses, séparées des autres sœurs. Une fois sorties de cet endroit, elles avaient le droit à leur propre chambre, avec cuisine et salon. Les servantes s'occupaient du ménage, de la cuisine, du lavage et de toutes les autres tâches. Les sœurs, elles, priaient environ 7h par jour et brodaient. Dans le petit musée à l'intérieur du couvent, plusieurs objets religieux sont exposés et nous pouvons observer les broderies et les statues qui disposent des cheveux, de vrai cheveux, ceux des sœurs qui devaient les couper au moment de l'entrée au couvent.
Nous continuons la visite dans les rues du couvent. En effet, ici, comme dans la ville, les rues portent des noms. Des noms de villes espagnoles! Cet endroit est magique, le calme et la sérénité sont palpables. Le soleil brille et amplifie les couleurs rouge et bleu des édifices. Nous sommes tous sous le charme de cet endroit. A un moment donné nous longeons le cimetière du couvent, où reposent les sœurs qui sont passées par là et nous arrivons au lavoir, dont le système d'eau fonctionne encore. Maëlys et Alicia se sont chargées de la vérification. La végétation est très colorée de ce côté et nous apercevons même un colibri qui vient s'alimenter avec le sirop des fleurs.
Les rues du couvent Santa Catalina
Après avoir profité de l'extérieur, nous retournons dans des pièces: les cuisines communes par ici, la pinacothèque par là et les différentes salles et chapelles. Les sœurs avaient même aménagé une école pour les filles (provenant de l'aristocratie, mais aussi des quelques familles pauvres). Elles faisaient plusieurs actions de charité tout au long de l'année. Dans la pinacothèque, aménagé dans l'ancien dortoir commun, (car à un moment donné c'était fini le luxe des sœurs d'avoir des chambres personnelles) nous observons plusieurs tableaux appartenant à l'école de Cusco. Ces œuvres se démarquent des autres par leurs couleurs sombres et par les points dorés/brillants qui ponctuent la surface du tableau. La visite est passionnante et au bout de 2h, notre guide nous quitte. Avant de sortir, nous montons sur une terrasse pour observer la vue d'en haut.
Avec toutes ces belles images et histoires en tête, nous partons en direction de Mundo Alpaca pour que Chaton et Jean-Yves découvrent aussi l'univers de la laine d'alpaga, que nous avons visité lors de notre free city tour. Quelques souvenirs en laine d'alpaga en poche, nous partons vers un restaurant reconnu pour la cuisine à base de viande de cet animal peluche. Nous sommes tous assez curieux et aimons la gastronomie, alors nous allons faire une dégustation inédite, mais en petite quantité. Nous commandons un trio de viandes : alpaca, bœuf et poulet, ce qui nous permet de comparer les 3 saveurs entre elles. Le résultat est unanime: on s'est tous régalé, mais pour ma part je trouve que la viande d'alpaga a un goût prononcé identique à l'odeur de l'animal (un peu comme la viande de chèvre).
Dégustation terminée
L'après-midi est bien entamé quand nous sortons de table. Nous partons en direction du musée "Santuarios Andinos" qui abrite la fameuse momie Juanita. Il s'agit d'une jeune fille qui avait entre 12 et 14 ans et qui a été sacrifiée lors des rituels Incas. Sa momie, très bien conservée, a été retrouvée dans le glacier du volcan Ampato. Pour la visite, qui commence à une heure précise après une petite attente dans la cour du musée, nous bénéficions encore une fois d'une guide francophone. La dame nous explique l'histoire et la symbolique des sacrifices Inca. En effet, des enfants, souvent appartenant à la noblesse Inca, étaient choisis pour leur beauté et préparés pendant plusieurs mois au sacrifice, dans le temple de Cusco. Ils espéraient ainsi calmer les divinités et notamment celles des montagnes. Dans le musée nous observons les objets qui ont été retrouvés autour de Juanita et qui ont été déposés comme offrandes, ainsi que les vêtements et les étoffes portés par Juanita le jour de sa mort. Une reconstitution de la fille nous permet de voir à quoi ressemblait son visage et ses vêtements. Après plusieurs minutes, nous arrivons enfin dans la pièce où se conserve la momie de Juanita. La guide nous explique qu'elle a été tuée d'un coup de massue sur la tempe droite. Elle aurait été inconsciente à ce moment car l'analyse de son estomac et de son sang a indiqué des traces de chicha (alcool de maïs) et de feuilles de coca. Non sans émotion, nous nous approchons du caisson transparent dans lequel elle est conservée (à -20 degrés). Nous n'avons pas le droit de prendre de photo dans cette pièce, mais l'image reste bien enregistrée dans nos têtes. Les filles sont impressionnées par l'histoire de Juanita, notamment Alicia qui nous demande en continu, pendant les quelques jours à venir, de lui montrer le volcan (ou la direction du volcan) où a eu lieu la découverte de Juanita dans la glace.
Une petite partie du musée de Juanita
Après ces apprentissages sur les sacrifices Inca et encore sous l'émotion provoquée par l'histoire de Juanita, nous quittons le musée pour aller vers l'église jésuite de la Compañía. Le musée qu'elle abrite est fermé, et nous nous contentons de visiter l'intérieur de l'église et les magnifiques cloîtres situés à quelques mètres de là. C'est dans cette église que nous observons le mélange entre la religion catholique et les croyances des indigènes. Prenons l'exemple du tableau qui représente "La dernière Cène" : sur la table on retrouve le cochon d'Inde et des épis de maïs... Sur la façade et sur la porte d'entrée nous retrouvons également des éléments indigènes comme : le serpent, le Wiracocha (dieu créateur pour les indigènes), le soleil et la lune etc. Les espagnols espéraient ainsi convaincre plus facilement les indigènes à adopter la religion catholique.
L'église et le cloître des jésuites
La nuit tombe vite et nous avons encore une mission avant de rentrer à l'hôtel: retirer de l'argent pour les jours qui viennent, car au canyon de Colca et au lac Titicaca nous n'avons pas cette possibilité. Cette mission s'avère difficile, surtout pour les cartes bancaires de Chantal et Jean-Yves qui paraissent bloqués sur un certain seuil, mais nous arrivons à nous débrouiller et à réunir la somme nécessaire. Avant de retourner à l'hôtel, nous faisons un détour par la Plaza d'España, le guide du free city tour nous ayant conseillé d'y passer en fin de journée pour observer les jeunes qui s'entraînent à des chorégraphies modernes ou traditionnelle. En effet, les jeunes s'y réunissent le soir pour apprendre notamment les danses traditionnelles péruviennes. La nouvelle génération issue des immigrés venant du lac Titicaca souhaite maintenant renouer avec les traditions de leurs parents. Je trouve que cette initiative est géniale et je me réjouis d'entendre et de voir ces jeunes qui font en sorte que les traditions se conservent.
Les jeunes danseurs sur la Plaza d'Espana, sous la pluie
La journée a été pleine et remplie de découvertes. Arequipa est une ville que nous aimons beaucoup, elle est très plaisante et il y fait bon vivre. Nous mangeons quelques restes de nos courses réalisés au marché et de bons produits français apportés par Chaton et Jean-Yves et nous allons au lit pour recharger nos batteries, car le canyon de Colca nous attend le lendemain.
To be continued...

































































































































































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