Rencontre avec le Machu Picchu
- 1anenparenthese

- 15 avr. 2022
- 16 min de lecture
Jour 1 : se rendre au Machu Picchu...
Notre voyage vers le Machu Picchu s'avère bien plus compliqué qu'à la normale et ce pour deux raisons imprévisibles. La première est un écoulement de boue qui est survenu deux jours plus tôt, détruisant le pont permettant d'accéder en train à Aguas Calientes (village situé au pied du Machu Picchu). Pour nous, pas de soucis, le train était de toute façon trop cher et nous souhaitions venir avec la force de nos mollets. La seconde, une grève générale, appelée "paro", est prévue à partir de ce matin et ce pour une durée indéterminée. Le soucis avec ce paro, c'est que toutes les routes sont bloquées : les manifestants placent des gros blocs de pierre sur le milieu des routes et il devient impossible de passer. Ayant eu connaissance de la grève la veille, en discutant avec des locaux près des Salines de Maras, nous avons réservé un minibus avec une compagnie qui tente sa chance pour y aller en partant très tôt le matin.
Nous voici donc sur la petite place d'Ollantaytambo, à 4h30 du matin au milieu des chiens errants, à attendre notre minibus. Nous sommes soulagés en le voyant arriver car celui-ci arrive de Cusco et aurait pu rencontrer un premier blocage nocturne. Le but est de réussir à dépasser Santa Teresa avant la mise en place des barrages. Le trajet passe tout d'abord par un col où nous franchissons quelques ruisseaux avec le solide Mercedes, puis s'enchaînent les heures de route pour arriver à Santa Teresa. Gros soulagement, nous sommes dans les temps et passons sans encombres. La suite de la route, ou plutôt de la piste, est magnifique et vertigineuse. Nous longeons l'énervé Rio Urubamba sur des corniches de graviers constamment en travaux. C'est impressionnant ! Jean-Yves n'est pas du tout rassuré, mais nous ne le sommes pas d'avantage ! Nous rencontrons parfois des ouvriers postés, guettant les chutes de roches et prêts à stopper les véhicules en cas d'urgence.
L'état de la piste...
Après toutes ces émotions, nous arrivons à notre destination tant convoitée : Hidroelectrica. Il s'agit, comme son nom l'indique, d'une usine hydroélectrique d'où part une petite voie ferrée vers Aguas Calientes, le village au pied du Machu Picchu. Pour les touristes, le chemin ferroviaire est uniquement accessible à pied, il n'y a pas de train passant par là. D'Hidroelectrica à Aguas Calientes, c'est une marche de 11km sur le chemin de fer. Notre premier étonnement est la chaleur et la végétation présente ici. Nous passons du climat froid et venteux de l'Altiplano à un climat tropical et humide de jungle. Sur une si courte distance, la différence est édifiante.
Longer la voie ferrée et l'énorme Rio Urubamba au milieu d'un environnement de jungle entouré de montagnes verdoyantes et majestueuses, le tout pour rejoindre une des 7 merveilles du monde, s'avère être un moment magique. Je ne boude pas mon plaisir d'être ici. Maëlys et Alicia s'amusent à tenir en équilibre sur les rails et malgré le réveil matinal elles tiennent bien la cadence. Nous croisons de nombreux touristes faisant le chemin inverse : pour certains la marche paraît compliquée, mais pas le choix car le train ne peut pas les ramener à Cusco. Quelques passages de la randonnée sont redoutés par Maëlys (qui a le vertige encore plus que moi) car il faut marcher sur les rails et en dessous c'est le vide sur un affluent du Rio. Et avec les pluies de ces derniers jours, le débit est impressionnant.
Jean-Yves voit le bout du tunnel
Après 3h30 de marche et une arrivée sous la pluie, nous sommes à Aguas Calientes. Apparemment, il pleut tout le temps ici. En même temps, nous y sommes en pleine saison de pluies. Une Française que nous avons croisée sur le chemin nous a dit qu'elle n'a pas vu grand chose du Machu Picchu et qu'il a plu non stop depuis 2 jours. C'est rassurant d'entendre ça ! De toute façon, si on est arrivés jusque là et qu'on a réservé nos billets, on ne va pas faire demi-tour.
Un vrai périple pour arriver jusque-là
L'arrivée sur Aguas Calientes se rapproche de la science fiction : pas de voitures dans cette petite ville, mais juste la voie ferrée qui la traverse de bout en bout. La cité s'articule autour d'elle et du tourisme, sans qui Aguas Calientes n'aurait même pas vu le jour. Sur la route de l'hôtel, nous voyons des hommes munis de pelles. Ils travaillent tant bien que mal pour retirer la boue de la coulée d'il y a quelques jours, celle là même qui a détruit le pont. D'ailleurs, avec la destruction de cet édifice qui entraîne l'impossibilité de venir en train, la ville est comme fantôme et vidée de son activité touristique. C'est plutôt à notre avantage, le Machu Picchu ne serait peut-être que pour nous demain !
Les commerçants sont à l'œuvre pour faire revenir les touristes
Nous grimpons quelques rues, puis arrivons à l'hôtel pour y déposer les bagages et se reposer une bonne heure.
Nous partons ensuite acheter dans le centre les billets de bus pour accéder à l'entrée du Machu Picchu. Car oui, il y a des bus ! Il existe une unique route autour d'Aguas Calientes : celle qui relie son centre-ville à l'entrée du site du Machu Picchu. Les navettes sont acheminées en train et il y en a pas loin d'une centaine, ce qui laisse entrevoir le pouvoir du tourisme sur la zone avant la pandémie. Par contre, 24$/personne (le prix en soles est à peine affiché) l'aller/retour ça calme ! Nous décidons de n'acheter que l'aller, on rentrera à pied. Puis, nous partons flâner dans les rues et faire un peu de shopping dans un marché artisanal. Vient vite l'heure du repas, nous cherchons un lieu où se sustenter, mais qui ne soit pas hors de prix. Mauvaise pioche, nous atterrissons dans le mauvais restaurant : la truite est sèche et a un goût vaseux et les burgers de Chaton et Jean-Yves sont limite comestibles. La gastronomie ne nous réussi pas dans le coin !
Jour 2 : le Machu Picchu nous attend !
Le réveil est encore matinal car nous avons des billets pour une entrée entre 7h00 et 8h00. Après un fast breakfast, on file jusqu'au départ de la navette. Quelques minutes d'attente et nous voici embarqués pour 20 minutes de trajet jusqu'à l'entrée. A la sortie du bus, nous sommes alpagués par un guide francophone et nous acceptons son offre.
Accompagnés de notre guide, nous nous dirigeons vers l'entrée du site archéologique de Machu Picchu. Finalement, personne ne vérifie les billets que nous avons achetés quelques jours avant, sur internet. Nous y voilà enfin, malgré les obstacles que nous avons rencontrés avec le blocage des routes! C'est sûrement pour cette raison que nous avons le Machu Picchu presque que pour nous. Il n'y a pas beaucoup de monde ce matin et c'est une chance ! À ce moment précis, le brouillard est encore présent et nous n'avons pas beaucoup de visibilité sur les montagnes autour. Nous prions pour que les nuages s'éloignent et pour que le brouillard se lève. Le guide nous donne le top départ et nous commençons à monter doucement sur un sentier bien marqué. Sans tarder, il débute sa présentation avec les notions clé sur l'histoire du lieu. Nous apprenons que Machu Picchu signifie "la vieille montagne" en Quechua et que Huayna Picchu, le pic qui apparaît sur toutes les photos devenues fameuses, signifie la "jeune montagne". C'est maintenant que nous découvrons également que les Incas devraient s'appeler Quechuas. Le guide nous explique que "Inca" est le mot qui désigne le "grand chef", donc il n'y avait qu'un seul Inca. Ce serait alors faux de nommer ainsi le peuple entier. Ces détails sont importants, en effet, nous n'avions pas encore entendu cette remarque. Comme nous l'avons vu au musée de Machu Picchu, à Cusco, le guide nous rappelle que la découverte du site a été réalisée par Hiram Bingham, un historien et explorateur américain, en 1911. Son gros classeur à l'appui, il nous présente des photos prises plus de 100 ans en arrière. Tout était couvert de végétation et presque irreconnaissable. C'est un jeune garçon de 8 ans qui aurait conduit Bingham au site de Machu Picchu où vivaient à l'époque deux familles d'indiens qui cultivaient toujours les terrasses. Les théories qui tournent autour de ce fameux site sont nombreuses, mais vraisemblablement Machu Picchu aurait été une des résidences de l’empereur Pachacutec (XVeme siècle) ou un site cérémonial, voire les deux choses à la fois. Le site est divisé en deux secteurs: le secteur agricole et le secteur urbain. Nous commençons par le premier et nous arrivons à un point où nous pouvons observer les terrasses agricoles.
Le début de la visite, dans le brouillard
Machu Picchu était également un complexe agricole avec des cultures en terrasses et avec un ingénieux système d'arrivée d'eau. Ces terrasses sont situées notamment dans la partie sud et donnent l'impression d'être de grands escaliers. On y cultivait du mais et des pommes de terre qu'on stockait ensuite dans des constructions qui servaient de greniers. Le guide nous explique, à l'aide d'une nouvelle photo de son classeur, le mode de construction des terrasses agricoles qui disposent de plusieurs couches différentes : d'abord on plaçait des grandes pierres, ensuite du gravier, de l'argile et seulement à la fin la couche de terre. Ce système facilitait ainsi le drainage de l'eau et évitait les inondations des cultures. Ingénieux! D'autres terrasses sont présentes sur le site, mais ce sont des murs de soutien cette fois-ci.
Les terrasses, vues d'un autre point, vers la fin du parcours
Après cette leçon d'agronomie, nous continuons le chemin qui nous amène au clou du spectacle: le lieu phare de Machu Picchu, qui offre une vue magnifique sur la cité et sur les montagnes autour. Cet endroit est magique! C'est ici que le charme opère de la manière la plus forte et la plus émouvante possible. En plus, les nuages et le brouillard se lèvent pour nous permettre un face à face avec la Huayna Picchu et les ruines de Machu Picchu. Nous sommes époustouflés. On s'y croirait devant un documentaire de National Geographic ou devant une photo grandeur nature de Machu Picchu. Mais non, cette fois-ci on n'admire plus une image qui nous parvient de loin, cette fois-ci on est là et on regarde ce spectacle de nos propres yeux. De ce point, nous avons également une superbe vue sur la rivière Urubamba et sur les montagnes autour. Nous restons très longtemps à cet endroit précis, mais je ne sais pas dire combien de temps car nous n'avons plus sa notion. Nous profitons de cette merveilleuse sensation de toucher un rêve du doigt. Et nous prenons plein de photos, bien sûr ! En effet, notre guide s'avère être un pro des photos (comme la majorité des guides au Pérou et Bolivie), puisqu'il nous donne plein d'idées de positions pour faire des photos amusantes, ses préférées étant les panoramiques. Nous jouons le jeu, mais nous nous lassons assez vite car nous préférons passer ce précieux temps à visiter le site.
Nous, en exécutant une des idées photo du guide
Après la séance photo, le guide revient à son occupation première et nous explique que nous avons devant nous le secteur urbain de Machu Picchu. Cette zone est divisée en deux: la ville haute et la ville basse, en accord avec l'organisation hiérarchique de la société. Nous apercevons les habitations des quartiers populaires et des quartiers nobles, la zone sacrée avec ses temples, l'école (oui, il y avait une école pour les filles et une école pour les garçons). Le guide nous parle également du chemin Inca qui reliait Machu Picchu aux autres lieux importants de la Vallée Sacrée. Nous apprenons l'existence des messagers de l'Empire Inca, appelés Chasqui. Ceux-ci étaient capables de courir 3km à toute vitesse et sans arrêt, avant de relayer le message ou le "colis" au prochain chasqui. Grâce à ce système, un message qui provenait de Cusco pouvait arriver à Quito en une dizaine de jours. Pratique !
Un autre point de vue, en s'approchant du secteur urbain
Quelques minutes plus tard, nous descendons un sentier avec le guide pour entrer dans le secteur urbain de Machu Picchu, que nous avons pu admirer d'en haut. Nous passons par l'unique (paraît-il) porte d'entrée. Nous y voilà dans la cité! Quel merveilleux sentiment! Ici, nous regardons de près les ruines des maisons des nobles et les temples sacrés. Encore une fois, nous observons que les pierres sont plus grandes et mieux taillées quand il s'agit des édifices religieux et de ceux de la hiérarchie. Le guide nous dirige vers le Temple du Soleil ou le tombeau royal, la maison de l'Inca ou le Palais Royal, l'Intiwatana où est installé le calendrier solaire. À droite se trouve une roche qui imite à la perfection les montagnes qu'on voit à l'horizon. Le mystère persiste : s'agit-il d'une découpe naturelle ou d'une sculpture? Nous passons devant le Temple des Trois Fenêtres et devant le Grand Temple et le lieu des sacrifices. Nous longeons d'autres endroits comme la place centrale, l'école et le Temple du Condor.
Nous sommes à l'intérieur de la cité de Machu Picchu !
Les maisons de la partie basse sont, en effet, construites avec des plus petites pierres mélangées avec de l'adobe. Le guide nous explique que les personnes du secteur résidentiel n'avait pas le droit d'accéder à la ville haute. Une règle simple, connue par tous, était mise en place: si l'accès à un endroit se faisait par une double porte, uniquement les nobles et les prêtres pouvaient y passer. Vers la fin du parcours, nous tombons nez à nez avec un lama perdu dans les ruelles de Machu Picchu. Cela nous amuse bien. À un moment donné, le guide sort un aimant de sa poche pour nous montrer que certaines pierres présentes sur le site sont magnétiques. C'est assez impressionnant ! Il nous attire également l'attention sur l'alignement parfait de 3 fenêtres qui sont sur 3 murs différents. Les techniques de construction des Incas sont vraiment étonnantes. Une autre astuce dans la construction, comme nous pouvons l'observer sur les ruines du site: les murs sont plus larges vers la base et ont une légère inclinaison vers l'intérieur de l'édifice, ce qui permet de mieux résister aux tremblements de terre. Notre visite de Machu Picchu touche à sa fin après 4h. Le guide nous laisse profiter une dernière fois de la vue sur le site et sur les montagnes autour, puis nous revenons au point de départ.
Fin du parcours, en jettant un dernier coup d'œil à Machu Picchu et au Rio Urubamba
Ayant fait les fainéants ce matin, nous décidons de rentrer à Aguas Calientes à pied. Bon, il faut dire que le prix du billet de bus dissuade énormément et que pour le retour il n'y a que de la descente. Donc nous n'avons que peu de mérite sur cette soudaine motivation. Le sentier est pavé tout le long et est assez agréable. Nous retrouvons une végétation tropicale ainsi que quelques fleurs où Jean-Yves s'arrête volontiers pour faire des clichés. Pendant la descente, nous discutons encore pleins d'émotions de nos avis sur la visite du Machu Picchu.
Attention à la marche...
Nous arrivons une heure plus tard à destination, épuisés par l'heure matinale du réveil, la marche accomplie et les émotions. Avant d'aller se reposer à l'hôtel, nous passons à un centre administratif pour faire tamponner nos passeports.
Machu Picchu, c'est fait !
Ce beau souvenir en poche, nous nous reposons 2 ou 3 heures dans nos chambres. Pour fêter ce jour spécial, nous sortons ensuite boire un verre. Ils ont même de la bière artisanale, nous sommes aux anges ! Sur cette belle note, nous rejoignons notre lit pour rêver de toutes ces découvertes.
Jour 3 : parce qu'il faut bien rentrer
Mêmes joueurs jouent encore ! Nous effectuons exactement la même randonnée de 11km sur le chemins de fer qu'à l'aller, ce qui n'est pas du tout pour me déplaire car je l'avais adoré. Nous maintenons une allure correcte pour ne pas rater le minibus à Hidroelectrica. Maëlys et Alicia sont courageuses : nous avons beaucoup marché sur ces 3 derniers jours et le corps commence à le sentir. Après seulement 3h de marche nous arrivons au bout et nous mangeons un bon almuerzo dans un restaurant bien sympathique, avant de rejoindre le parking. Notre minibus n'est toujours pas arrivé, c'est le jeu du chat et de la souris pour le retrouver. L'organisatrice du transport nous ballade dans tous les sens par WhatsApp, mais le chauffeur ne nous trouve pas. A force d'essais, nous nous rejoignons. La longue et dangereuse route vers Ollantaytambo nous paraît une éternité, malgré une petite pause burger à 5 soles (1,25€) au milieu. Arrivés à Ollantaytambo, nous rejoignons l'appartement où nous avions laissé nos sacs, puis nous nous faisons un repas simple et copieux.
Jour 4 : à force de flâner, on se rate...
Pour une fois, c'est grasse matinée. Depuis plusieurs jours, le réveil sonnait à 4h, à 5h, à 6h, c'est pas une vie tout ça ! Donc nous flanons quasiment toute la matinée, puis nous dédaignons enfin sortir le bout de notre nez. L'appel du ventre est plus fort, nous faisons halte en premier lieu pour manger un menu du jour très économique. C'est copieux et plutôt bon : le problème avec les menus à ce prix c'est que parfois c'est à peine mangeable et parfois on a de très bonnes surprises. Aujourd'hui est un bon jour, nous découvrons une nouvelle saveur : les omelettes de quinoa, un régal ! C'est pleins d'énergie que nous partons voir le dernier site archéologique d'Ollantaytambo qui manque à notre compteur. Le lieu est en moins bon état de conservation que la forteresse, les pierres y sont également moins bien taillées (signe de moins de richesses), mais la visite reste intéressante.
Sympa ton nouveau K-way Chaton !
Après avoir fait le tour du site, nous repartons flâner, puisqu'apparemment c'est le mot du jour. La top du top pour flâner reste les boutiques et le marché artisanal. Les filles s'étaient gardées une petite ruelle pleine d'étales pour le retour à Ollantaytambo. Au bout de cette ruelle, c'est le marché artisanal. À la vue de cette place, Jean-Yves et moi fuyons boire un café pendant que les filles s'adonnent à leur loisir. Puis, à force de flâner, ce qui devait arriver, arriva. Le dernier minibus pour Cusco est parti sans nous, il faut trouver une solution. Nous errons autour de la place principale du village une bonne demie-heure, quand enfin un taxi arrive. Nous camouflons nos visages désemparés et la négociation est fructueuse. Nous voici partis en taxi vers Cusco. Le trajet se fait par une autre route, plus rapide, mais sans sites d'intérêts en chemin. La nuit tombe lorsque nous arrivons à Cusco, dans notre petit hôtel du quartier San Blas. N'ayant rien préparé, nous allons au poulet/frites situé juste à côté : ce n'est pas très sain mais c'est délicieux (et pas cher !).
Jour 5 et 6 : parce qu'on est gourmands !
Nous passons ces deux jours à nous faire plaisir, car jusque là avec Chaton et Jean-Yves, nous leur avons mené la vie dure avec nos repas économes. Nous retournons tout d'abord au marché San Pedro, qui fut un coup de coeur pour tous lors de notre premier passage à Cusco pour y faire quelques achats de courses et de souvenirs. Sans oublier les délicieux jus de fruits à la mangue et à la maracuya, le tout avec une touche d'orange.
Double dose de vitamines pour les filles
Nous en profitons également pour retrouver des saveurs perdues, telle que la raclette. Ce petit restaurant que nous trouvons grâce aux réseaux sociaux, est le seul à proposer une raclette au Pérou. Le fromage et la charcuterie sont locales, mais la ressemblance est frappante. Quel bonheur après quasi 5 mois de voyage !
Vous n'imaginez pas le plaisir que ça fait!
En nous balladant, nous découvrons également le causa et l'alfajor. Le premier est une spécialité péruvienne, tandis que le second est argentin.
Nous attribuons à tous deux une belle note
Pour finir ces deux jours de dégustations en beauté, nous tentons le cuy. Le quoi ? Le cochon d'Inde vous parlera peut-être plus. Il existe plusieurs méthodes pour le cuire, mais celle qui nous a été conseillée à l'unanimité est à l'horno (au four). Pour franchir le palier du dégoût, nous choisissons un restaurant bien entretenu et plutôt chic. Le résultat est plus contrasté, la majorité apprécie cette viande, mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Les filles crient évidemment au scandale quand elles voient le plateau arriver...
Pauvre petit cuy, il fallait bien te goûter un jour...
A côté de toutes ces dégustations, nous occupons le temps par l'achat de souvenirs, par la visualisation d'un match passionnant de l'équipe nationale du Pérou, des moments apéro et j'en passe.
Hold-up du Pérou contre la Colombie 1 à 0
Jour 7 : retour en France pour Chaton et Jean-Yves
Le réveil est plus compliqué pour Alicia et Maëlys ce matin, nos 2 compagnons de voyage durant ces trois dernières semaines rentrent en France, ce qui les rend inconsolables. Les jours ont bien été remplis et c'est donc logique que le temps soit passé à une vitesse incroyable. Nous les accompagnons au petit aéroport de Cusco pour leur souhaiter un bon retour. A dans 6 mois !
Les filles sont chargées de la sécurité du transport des sacs de Chaton et Jean-Yves
Suite à ce départ, il est temps pour nous de reprendre notre rythme habituel et d'organiser la suite de notre voyage. Nous commençons par déménager nos affaires pour changer de logement, car il n'est plus adapté à nos besoins. Nous prenons un appartement très bon marché sur les hauteurs du quartier San Blas, un peu à l'écart. Notre arrivée dans l'appartement est compliquée : une odeur infecte émane de la minuscule salle de bain située dans une cage d'escalier, les fenêtres ne ferment pas complètement et le froid vient frigorifier l'habitation, de nombreux petits détails viennent perturber notre souhait de confort. En revanche, la vue est magnifique et nous n'oublions pas que le prix du logement est très accessible. Nous nous faisons à l'idée, tout est question d'adaptation...
La belle vue depuis l'appartement
Jour 8 à 12 : école et organisation pour le voyage
Cette pause de 5 jours n'était pas du tout prévue, les prix des billets d'avion en ont décidé ainsi mais celà tombe à point nommé. Les filles ne font plus d'école depuis un bon moment : il est temps de remédier à cette carence. Aussi, nous n'avons rien planifié pour la suite du voyage, nous en profitons pour tracer l'esquisse de notre futur itinéraire.
Parmis les derniers musées qu'il nous reste à voir à Cusco, nous allons voir celui de la coca. Il est tout petit mais très intéressant, nous y découvrons la coca sous toutes ses formes ainsi que son histoire et son importance pour les quechuas.
Les différentes interprétations des locaux en fonction de la forme de la feuille de coca
C'est aussi l'occasion de faire des tests PCR et de flâner chaque jour un peu plus dans Cusco, surtout dans le quartier San Blas qui est un véritable coup de coeur. Nous tombons sur la fête annuelle de ce quartier : processions, danses et feux d'artifices sont de la partie. Les filles sont horrifiées par la tenue traditionnelle des danseurs. Ils portent un masque (légèrement flippant), sont vêtus de tissus colorés, mais surtout ils portent tous dans leur dos des cadavres de bébés lamas, c'est du plus grand effet. Leurs danses ont des chorégraphies exotiques et très dynamiques. Ils sont également munis d'un fouet; s'en suit une série de duels de claquements. Le but est de faire claquer le fouet autour de la cheville de son adversaire qui reste passif. En cas d'échec, l'attaquant devient celui qui se fait fouetter.
La fête de San Blas: un mélange de religion catholique et traditions quechua
Le temps passe et nous rattrapons le retard sur le programme scolaire, l'idée de notre itinéraire est à peu près définie aussi. Côté culinaire, Maëlys se charge de nous faire des crêpes et nous testons un restaurant conseillé par nos amis Suisses rencontrés en Équateur. Tous les plats sont à base d'avocat, c'est un franc succès !
Un véritable or vert
Jour 13 : Bye bye Cusco !
C'est le grand jour, nous chaussons nos baskets et enfilons nos sacs à dos, direction l'aéroport de Cusco.
Après un court trajet, nous faisons une longue escale à Lima. C'est une épreuve de patience qui commence. Nous arpentons l'aéroport de Lima et faisons les boutiques pour passer le temps, bien que nous n'achetions rien. En guise de repas, seul le petit "Listo" du rez-de-chaussée affiche des prix abordables, c'est donc perro caliente (signifiant hot dog et qui est traduit mot à mot en chien chaud en espagnol) au menu ce soir. Notre vol est à 1h du matin, c'est compliqué pour tout le monde et la fatigue se fait clairement sentir.
Courage, c'est bientôt l'heure !
Il est 1h15 quand nous embarquons enfin dans l'avion. La nuit sera courte car nous arrivons à 3h25 à La Paz.
Bolivie, nous y voilà !
To be continued...





















































































































































































Bravo aux "vertigineux". Déjà qu'avec une rivière basse c'était un peu impressionnant, alors là... 😃🥑😋