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Au paradis des lions de mer à Paracas

  • Photo du rédacteur: 1anenparenthese
    1anenparenthese
  • 20 févr. 2022
  • 7 min de lecture

Jour 1 : De lima à Paracas

Nous nous réveillons tout doucement, songeant encore aux fontaines et jeux de lumières vus la veille. Petit-dejeuner simple : deux morceaux de turron et un yaourt achetés dans la boutique en face.


Le turron est une spécialité que nous voyons régulièrement au Pérou, nous la découvrons ici bien que ce soit espagnol et italien. Il s'agit d'une confiserie à base de miel, sucre, blanc d'oeuf et amandes: un régal ! C'est le plein d'énergie fait que nous équipons nos sacs à dos, pour partir en direction du terminal terrestre de PeruBus, à un kilomètre de là. Le terminal est assez grand et bien organisé : étiquetage des bagages, personnel dynamique. Notre trajet de 4h de Lima à Pisco se déroule bien et nous semble très rapide. Arrivés à Pisco, il nous faut rejoindre Paracas. Des taxis, ou plutôt des voitures privées, sont sur place et proposent le trajet. Nous nous joignons à deux Suisses (côte allemand), qui ont fait le même trajet que nous en bus, pour faire le voyage ensemble et diminuer les coûts. Pour 50 soles le tout, le chauffeur accepte de nous conduire à Paracas, situé à 30 minutes de là. A peine arrivés, nous sommes cueillis par Jimmy, un vendeur de tour bien habile. Si bien, qu'il arrive à nous faire rentrer dans sa boutique alors qu'on a même pas encore déposé nos gros sacs à dos à l'hôtel; je ne sais toujours pas comment il a réussi ce tour de force. Charmés par ses promesses, nous craquons pour faire avec lui la sortie du lendemain aux Islas Ballestas ainsi qu'à la réserve naturelle de Paracas. L'accès aux îles est impossible autrement, tandis que pour la réserve il faut avoir une voiture. Donc passer par un tour est un peu la case obligatoire. L'organisation de notre visite étant bouclée, nous marchons quelques minutes pour rejoindre l'hôtel. Celui-ci est simple, calme et possède une cuisine commune : c'est parfait. Seul bémol, le gérant de l'hôtel nous propose le même tour pour 5 soles de moins par personne. Pour le coup, on a été trop vite et on s'est fait plumé par Jimmy qui nous promettait monts et merveilles. Que cela nous serve de leçon. Une fois les bagages déposés, nous partons en quête de nourriture et allons également prendre la température des lieux. Paracas est une petite ville qui ne vit que par le tourisme, c'est criant. Des restaurants, des bars, des marchands de glaces, des rabbateurs, etc... Toute la panoplie est là ! Malgré cela, il faut lui admettre un certain charme sur la partie longeant la plage.


La plage et les bateaux de pêche de Paracas


Jour 2 : les Islas Ballestas et la réserve naturelle de Paracas

Au petit matin, nous nous empressons de rejoindre le point de rencontre en bord de mer. Nous sommes très surpris : des dizaines de touristes, nationaux et étrangers, font la file pour embarquer vers les îles Ballestas. Pour la première fois depuis notre entrée au Pérou, nous observons le tourisme de masse. C'est donc ça la différence entre le nord du pays qui est vide et le sud qui est bondé ? Autre remarque, peu importe votre choix de tour et le prix que vous y avez mis, les conditions et le circuit sont les mêmes pour tous. Il y a donc un réel intérêt à négocier ses tarifs.

Après une bonne demie-heure d'attente, c'est à notre tour de prendre place dans le bateau. Il est équipé de deux gros moteurs à l'arrière, ce qui est d'ailleurs le cas de chaque embarcation.

La magie opère très rapidement puisque nous croisons de nombreux dauphins dès la sortie du port. Les filles, tout comme nous, sont aux aguets. Quelques minutes plus tard, nous arrivons devant un site bien célèbre : le Candelabro (chandelier). Il s'agit d'un géoglyphe de 180m de long sur 70m de large, situé à flanc de colline. On estime sa construction à 200av. JC grâce aux poteries présentes à ses abords, période où là civilisation Paracas perdurait. En revanche, rien ne permet de le rapprocher aux géoglyphes de Nasca situés 200km plus loin. Le mystère plane donc encore sur le Candelabro. Par contre, la version de notre guide est toute autre : il s'agirait du travail d'évangélisation d'un prêtre qui voulait rassurer les marins à l'approche de cette côté dangereuse.


Les dauphins à la sortie du port et le Candelabro


La suite du circuit est extraordinaire, nous y croisons des otaries, des pingouins, des lions de mer et des oiseaux, le tout dans un décor étonnant et unique. L'érosion de la roche forme de nombreuses crevasses pour embellir les lieux. Seule l'odeur des excréments nous ramène les pieds sur terre, ou plutôt dans notre barque. Par ailleurs, le guano (excréments de certains oiseaux présents sur l'île) est encore utilisé en combustible. Cet univers dispose de toutes les conditions pour accueillir toute cette faune, ce qui explique qu'on ne le retrouve nul part ailleurs sur la côte aux alentours. Nous prenons un grand plaisir à arpenter tous les recoins que nous propose le tour.


Bye bye les Islas Ballestas


De retour à quai, nous reprenons le chemin de l'hôtel pour quelques minutes. Nous prenons maillots de bain, complétons nos gourdes d'eau et c'est reparti pour la deuxième partie de la journée. C'est un gros bus qui nous récupère devant la plage de la ville en direction de la réserve naturelle de Paracas.

Le trajet est court puisque l'entrée de la réserve se situe à quelques kilomètres seulement. Le bus marque un premier arrêt sur une falaise avec vue sur la presqu'île de Lagunillas : petit village de pêcheurs reconverti en village de restaurants pour l'arrêt des tours operators. Heureusement, la vue donne également sur toute la baie de Lagunillas, dont la Playa Roja. Nous y restons une dizaine de minutes, car tout est chronométré en tour... Puis le bus repart pour quelques minutes.


L'arrêt suivant n'est autre que la fameuse plage citée précédemment. Sa renommée et sa couleur en font un lieu "unique", d'après le guide, résultat de l'activité volcanique dans le Pacifique pendant des millénaires. Il faut avouer que c'est assez beau, mais une fois encore nous n'avons que 10 minutes chrono pour en profiter.


Le soleil n'étant pas de la partie, la couleur rouge ne ressort pas comme à son habitude


Le bus klaxonne et redémarre, signe qu'il est l'heure de notre prochaine destination. Nous allons vers la Playa de la Mina, située 15 minutes plus loin. C'est l'attraction phare de la réserve puisqu'il est possible de se baigner dans ses eaux cristallines. Autant dire que les filles attendent ce moment avec impatience. Le guide nous annonce que nous avons 30 minutes sur place, là encore nous sommes surpris du rythme imposé. Pas de temps à perdre, nous descendons sur la plage puis on enfile les maillots de bain. L'eau est effectivement magnifique, mais elle est glacée ! De quoi nous rappeller nos températures bretonnes. Malgré cela et la foule agglutinées sur le sable, nous profitons de la plage un maximum pendant le temps qui nous est imparti. Le temps passe vite, trop vite, il faut déjà se sécher, stopper notre prospection de petits crabes et rejoindre le bus.


La jolie Playa de la Mina


Il nous reste un seul et dernier arrêt avant le retour à Paracas : les restaurants touristiques de la Lagunillas. Et là, grosse déception ! Nous avons 1h30 sur place de libre... C'est vraiment le monde à l'envers car nous avions peu de temps pour profiter de chaque site, mais dès qu'il faut dépenser de l'argent on n'est d'un coup plus du tout pressé. C'est vraiment le soucis récurrent avec les tours operators, chaque fois nous marquons une pause disproportionnée pour les repas (affichant bien sûr des tarifs exagérés) par rapport aux lieux d'intérêts. Nous passons ce temps à flâner sur la petite crique au pied des restaurants. Pour leur décharge, les nationaux sont friands de ce mode de tourisme et consomment volontiers à tout va.


Les filles passent ce temps à s'émerveiller de l'océan Pacifique


Après 1h30 d'attente, le bus repart vers Paracas et nous dépose comme prévu en bord de plage. Cette journée en deux temps est vraiment paradoxale : la matinée nous a époustouflé, là où l'après-midi nous a bien frustré.


Jour 3 : passage à la Laguna Moron

Pour ce dernier jour à Paracas, nous hésitons longuement à aller voir la Laguna Moron : nous ne souhaitons pas mettre trop d'argent dans cette activité. Nous sortons donc de l'hôtel avec 150 soles en poche et nous verrons bien où la négociation nous mène, tant pis s'il faut bouder la lagune. Après de nombreuses discussions avec des tours operators et des chauffeurs, Anca réussit le tour de force et nous fait passer tous les quatre pour 150 soles au lieu de 250. Pour y aller, il faut passer par Pisco puis longer son Rio pendant une bonne heure. Le monde est petit, le chauffeur est originaire de Bernarles, le village au pied de la Laguna Moron. Il connaît donc très bien les lieux. Nous sommes surpris de trouver une culture agricole intensive en chemin car l'endroit est désertique, mais le Rio quasiment asséché apporte toute l'irrigation nécessaire. Nous y croisons donc maïs, pastèques, piments, canne à sucre, etc...


Étape de séchage du maïs


Le trajet passe vite et la route est agréable. Rapidement, nous arrivons sur un parking où le chauffeur nous dépose. De grandes dunes de sables sont visibles de tous les côtés, c'est magnifique. Nous marchons le long de la Laguna Moron pour atteindre un premier mirador, la vue est sympathique.


Au mirador, nous recroisons les deux Suisses de la veille. Ils ont loué un scooter pour venir jusque-là, puis comme nous, ils repartent en direction d'Ica. Nous échangeons sur nos voyages, tout en contemplant le paysage. Au loin, une dune surplombe toutes les autres, c'est alléchant. Nous y allons donc pour essayer d'avoir un autre angle sur la laguna, ainsi que plus de hauteur. La grimpette dans le sable est sportive et il faut y aller doucement mais sûrement. Mais que cela en vaut la peine, la vue est superbe cette fois-ci. Nous y restons un long moment à toucher le sable fin, admirer la Laguna et s'essayer à des photos amusantes.


Mais il ne faut pas traîner, car le dernier minibus pour Ica part de Paracas à 15h30, nous sommes un peu juste sur le délai. Nous descendons donc à toute vitesse la dune géante, puis nous déballons nos sandwichs pour nous mettre quelque chose dans le ventre. Enfin, nous rejoignons notre chauffeur (qui s'est endormi entre temps) au parking et c'est parti pour le retour à Paracas.

Nous arrivons à l'hôtel en mode panique, le temps nous est compté. Nous enfilons nos sacs à dos, puis nous courons vers le minibus. Ouf ! Nous sommes dedans, mais nos amis Suisses sont encore plus en retard et ils l'attrapent à la dernière seconde.

Prochaine étape Ica : ville du désert.


To be continued...


1 commentaire


Gabrielle Bernhard-Van Den Heuvel
Gabrielle Bernhard-Van Den Heuvel
20 févr. 2022

Teeeellement ça la sortie à Paracas!!! Tout est chronométré, sauf le repas au restaurant ! Nous avions déjà mangé notre pique-nique à la plage donc on a eu bien le temps d'admirer les flamands roses et jouer aux cartes 🤦🏼‍♀️ Wahou pour les dauphins, la chance! !

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