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Bilan de l'Argentine

  • Photo du rédacteur: 1anenparenthese
    1anenparenthese
  • 17 juil. 2022
  • 6 min de lecture

L'arrivée en Argentine, début mars, a instantanément marqué nos esprits. À la frontière avec la Bolivie, aucun grand changement en vue, mais la ville de Salta nous a fait une forte impression d'être en Europe et nous a laissé un souvenir mémorable. Tout au long du voyage en Argentine, nous avons bénéficié du confort, du choix de la nourriture, de l'eau chaude, de l'eau potable, du chauffage et toutes autres facilités, telles qu'on les connaît chez nous. C'était tellement différent de ce que nous avons connu en Equateur, Colombie, Pérou et Bolivie! Mais ce qui a retenu toute notre attention sont les splendides paysages de la Patagonie. Les forces de la nature n'ont pas fait les choses à moitié dans ces contrées sauvages.


Voici quelques éléments (non-exhaustifs) que nous avons retenus de notre voyage d'un mois et demi en Argentine: 

- En arrivant à Salta, nous avons constaté un visage très occidental de ce côté de l'Amérique du Sud: les paysages (surtout à Bariloche), la végétation (des roses à Cafayate!), les 4 saisons, les plans d'urbanisme, les habitants et leur mode de vie (salles de sport, jogging), leur physionomie et leur style vestimentaire, tout était si proche de ce que nous connaissions en Europe. Ces ressemblances physiques rendaient difficile la tâche de faire la différence entre touristes et Argentins et nous enlevaient ce statut spécial et privilégié de touriste étranger, que nous avons connu jusque-là. En effet, la plupart des Argentins descendent des Espagnols et des immigrés du 19ème et 20ème siècle (surtout des Italiens et des Gallois, Français et Allemands). D'autre part, en Argentine, nous n'avons pas croisé de communautés indigènes, mis à part les Guaranis à la frontière avec le Paraguay et le Brésil, ce qui s'explique par l'impact des campagnes militaires organisées contre les populations natives à la fin du 19ème siècle.


Ça ressemble un peu à l'Europe, non ?


- La cuisine argentine est très copieuse et basée sur la viande (de bœuf ou poulet, pané ou grillé au barbecue) et les féculents. Il y a très peu, voire pas du tout de légumes dans l'assiette. Les plats de pâtes et les pizzas sont omniprésents sur les cartes des restaurants, qui ouvrent assez tard le soir (vers 20h-20h30). Nous avons eu un coup de cœur pour les empanadas argentines. Nous, qui pensions avoir goûté à tous les assortiments d'empanadas pendant la première partie du voyage, sommes tombés sous le charme de ces petits chaussons fourrés argentins. Préparées à la viande, aux légumes ou au fromage, ce sont décidément les meilleurs empanadas du voyage. Nous en sommes fans! En dessert, le "dulce de leche" (sorte de confiture de lait) et les "alfajores" (petits gâteaux fourrés à ce dulce de leche) sont les préférés des Argentins, mais ils sont très caloriques, alors nous n'en avons pas trop abusé. En revanche, nous avons mangé beaucoup de glaces; elles sont délicieuses et bon marché. 


Des empanadas sous toutes les formes


- Niveau boisson, le maté ou yerba buena est consommé en permanence par les Argentins qui portent toujours avec eux le récipient (maté), la bombilla (paille en métal) et le thermos pour rajouter de l'eau chaude régulièrement. Des distributeurs d'eau chaude pour le maté sont même installés dans les stations-service. Le pays est aussi un grand producteur de vin. Nous avons visité uniquement la région de Cafayate où nous avons dégusté le torrontés (du blanc) et le malbec (du rouge), déclinés également en saveurs pour les glaces. 


Le pack maté : le récipient, la bombilla et la plante


- Au niveau des coutumes, des traditions et de la religion, nous n'avons constaté rien de particulier, aucune ferveur si spécifique aux pays d'Amérique Latine. Même pendant la Semaine Sainte l'ambiance a été étrangement tranquille à Buenos Aires. Mise à part la région de Salta, les Argentins n'ont pas l'air d'être croyants pratiquants. En effet, malgré le fait que 90% des Argentins soient officiellement catholiques, moins de 20% d'entre eux se déclarent pratiquants.

- Les transports en commun sont très bien organisés dans les grandes villes et des bus fréquents et confortables (à deux étages) relient les grandes villes entre elles. Nous nous rappelons quand même que les chauffeurs ne nous permettaient pas de monter nos sacs à dos avec nous dans le bus, il fallait absolument les laisser en soute. Aussi, en Argentine il faut laisser un pourboire (la propina) aux personnes qui rangent tes bagages dans le compartiment du bus. C'est un métier informel. Même si ça nous est jamais arrivé, d'autres touristes ont constaté des vols dans leurs bagages rangés en soute, mais heureusement nous ne l'avons pas vécu. 

- Les Argentins parlent très vite et ont un accent différent des autres populations d'Amérique du Sud. Ceci est dû à l'influence italienne, avec l'arrivée des immigrants dans la région de Buenos Aires. D'ailleurs, ici les gens prononcent les lettres "ll" avec le son "ch" à la place de "i" (par exemple ballena n'est pas "baiena", mais "bachena"). C'est un peu déconcertant au début, tant que le réflexe du "ch" n'est pas encore assimilé par le cerveau. 

- Nous avons rencontré beaucoup de touristes argentins qui voyageaient dans leur pays, alors que le tourisme était vu comme un luxe par les populations locales d'Equateur, Pérou et Bolivie. De ce que nous avons compris, cela est dû à la récente politique du gouvernement qui encourage, depuis le Covid, le tourisme intérieur, avec des aides directes sous forme de chèque-vacances et prix plus accesibles pour les Argentins.

- La course après l'argent en liquide dans les agences Western Union reste mémorable à cause du Blue Dollar et ce système parallèle particulièrement complexe. Cela nous a mis en difficulté à plusieurs reprises.

- Nous avons eu un coup de cœur pour la Patagonie avec ses majestueux paysages et animaux sauvages uniques au monde: les glaciers, les montagnes et leurs pics, les lacs, tout comme les pingouins, les otaries, les tatous, les guanacos, les coatis et même les renards sauvages nous ont gâté par leur présence.


Un petit échantillon de nos rencontres avec les animaux d'Argentine


- Nous gardons le bon souvenir du tango que avons apprécié à sa juste valeur lors d'un spectacle à Buenos Aires. 



- L'Argentine détient plusieurs records dans notre voyage, mais le détail le plus marquant est l'immensité du pays qui est 5 fois plus grand que la France. Nous avons fait des milliers de kilomètres à le parcourir du nord au sud et de l'est à l'ouest et avons passé de nombreuses heures (et des nuits entières) dans les bus.


Les avis de chacun d'entre nous :

Anca :

Une fois passé le choc culturel dans l'autre sens (réadaptation à la culture occidentale), compris le système du Blue Dollar avec ses conséquences dans notre quotidien et accepté les prix pratiqués pour les touristes étrangers, j'ai énormément apprécié nos incursions dans la nature sauvage de l'Argentine. La Patagonie m'a émerveillé avec ses paysages, ses animaux et sa végétation. La colonie de pingouins à Punta Tombo, la région des lacs à Bariloche, le pic Fitz Roy et le féerique sentier qui y mène, le glacier Perito Moreno, ce grand monstre bruyant bleu turquoise et Ushuaia dans la Terre de Feu à l'endroit le plus au sud du continent sont gravés pour toujours dans ma mémoire. Ces lieux m'ont procuré des émotions et des états d'exaltation alternés avec le calme intérieur et la sérénité; j'y ai expérimenté des sensations inoubliables, devant la beauté grandiose de cette nature à l'état le plus pure et le plus sauvage. 

J'ai moins aimé la ressemblance avec l'Europe et le mode de vie occidental, le manque d'authenticité et de rusticité. D'un point de vue culturel et social, mes expériences ont été moins riches et moins captivantes comparées aux autres pays que nous avons visités jusque-là. 


Alicia:

En Argentine on est monté au Fitz Roy où il y avait de la neige. On a pris plusieurs bus à deux étages en Argentine. Au glacier il y avaient des morceaux qui tombaient. On a mangé de bonnes glaces. J'ai bien aimé quand on est allé voir les pingouins; ils avaient des plumes qui tombaient. J'ai bien aimé les raviolis et les fromages. 


Maelys:

J'ai bien aimé l'Argentine. C'était un pays très grand qui ressemblait beaucoup à l'Europe. C'était un pays un peu cher. On a vu plein d'animaux et surtout des phoques et des pingouins, mais on n'a pas vu les orques. J'ai vu au moins 5 renards, mon animal préféré, qui s'approchaient de nous. J'ai bien aimé le glacier, ça faisait des bruits énormes. Il y avait beaucoup de viande en Argentine et il y avait beaucoup de glaces. 

Ce que j'ai moins aimé c'était la viande et il n'y avait pas assez de couleurs. 


Emilien:

La Patagonie a bonne réputation et je comprends désormais pourquoi. Que ce soit sur la randonnée vers le Mont Fitz Roy ou dans les alentours d'Ushuaïa, le paysage y est juste hors norme. Un sentiment de liberté intense m'envahit dans ces lieux, c'est une de ces rares zones où l'on veut suspendre le temps. L'Argentine c'est aussi deux points négatifs : la prise de tête avec les Western Union, ainsi qu'une perte d'authenticité par rapport à nos pays précédents car beaucoup trop europeanisé. Malgré tout, l'immense pays propose bien trop à offrir pour se permettre de passer à côté.


To be continued...

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