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Double nationalité aux Chutes d'Iguazu

  • Photo du rédacteur: 1anenparenthese
    1anenparenthese
  • 11 juil. 2022
  • 10 min de lecture

Jour 1 : vers Puerto Iguazu

Ayant fini la visite de San Ignacio Mini, nous attendons sur le bord de la route notre bus. Il fait terriblement chaud et le carré d'ombre que nous avons à disposition est minuscule, l'attente n'est pas longue mais elle est des plus calientes. Finalement, le bus arrive et nous embarquons. Le trajet dure 4h, autant dire que par rapport à nos trajets habituels d'Argentine c'est de la rigolade. La route longe le Paraguay sur toute la longueur, le Rio Parana délimitant les deux pays. Nous arrivons de nuit au terminal de Puerto Iguazu et la ville semble assez animée. L'appartement que nous avons réservé est assez excentré, mais ne trouvant aucun taxi disponible, nous nous résignons à le rejoindre à pied. Ce n'est pas la meilleure des choses à faire car nous croisons bon nombre de chiens errants et l'atmosphère hors du centre-ville la nuit ne semble pas des plus sûres. Cela ne nous empêche pas d'arriver à bon port sans problème. Nous sommes accueillis par un couple d'Argentins, qui tiennent un magasin de glaces au rez de chaussée (nous sommes logés au 1er étage de la maison).


Une photo du logement


Petite déception car ils tentent de nous faire payer le logement bien plus cher que prévu... Leur argument, nous l'avons déjà maintes fois entendu : nous avons accès au taux blue qui nous est favorable et ils comptent bien en profiter pour doubler leurs gains. C'est bien sûr illégal et ça ressemble fort à de l'arnaque. N'ayant pas les moyens, ni l'envie, nous bataillons quelques minutes et montrons le prix affiché par Booking. Les choses rentrent dans l'ordre mais l'accueil chaleureux s'est transformé en un froid glacial. L'existence de la monnaie parallèle dans le pays aura souvent été symbole de prise de tête avec certains nationaux peu scrupuleux de vider un peu plus notre porte-monnaie. Un fois ce malentendu réglé, nous déballons nos affaires, mangeons un bout et allons sous les draps.


Jour 2 : les cloches sont passées

Ce matin c'est Pâques, et qui dit Pâques dit que les cloches sont passées par là, même en Amérique du Sud. Dès le réveil, les filles sont toutes agitées et retournent l'appartement en quête de sucreries de toutes sortes. Elles sont très douées dans ce registre puisqu'il ne leur faut que peu de temps pour débusquer tous les chocolats.


A la chasse aux œufs


Nous profitons de cette journée pour nous reposer car depuis notre départ de Buenos Aires nous avons bien enchaîné et la nuit passée dans le bus n'est pas encore digérée. Nous allons également visiter le centre-ville, où nous croisons deux couples de Français et faisons un peu d'école. Enfin, nous trouvons notre chauffeur qui nous emmènera aux Chutes d'Iguazu, le lendemain matin.


Jour 3 : éblouis par les chutes argentine

C'est le grand jour, nous partons faire la connaissance des fameuses Chutes d'Iguazu, un monument de la nature et nous sommes évidemment très excités à l'idée de les découvrir. Notre chauffeur arrive à l'heure prévue et nous y conduit, à une quinzaine de kilomètres de là. Malgré que nous soyons matinaux, il y a déjà un peu de monde sur place. L'entrée fait penser à un immense parc d'attraction type Disneyland, certains visiteurs font même l'aller-retour en avion juste pour les chutes. Mais parlons un peu de cet endroit. Iguazu vient du Guarani, qui signifie "les grandes eaux". Il ne s'agit pas en fait d'une seule chute d'eau, mais plutôt d'un ensemble de 275 cascades disposées sur 3km, soit un débit d'eau pouvant atteindre 6 millions de litres par seconde, le chiffre est impressionnant. La rivière Iguaçu, un affluent du Parana fait office de frontière, ainsi le côté argentin représente 80% de la surface des chutes et les 20% restants appartiennent au Brésil.

Le site est grand à visiter et est compartimenté en plusieurs secteurs : la partie inférieure, la partie supérieure et la partie Garganta del Diablo. Cette répartition nous fait penser à la visite du Glacier Perito Moreno, où tout se faisait également par paliers. Nous trouvons ce système parfait car il permet de contempler les lieux à différentes hauteurs et avec un angle différent. Cette fois-ci, nous débutons du bas vers le haut, nous entamons donc le circuit inférieur avant d'envisager de voir la suite. En chemin sur ce parcours, nous avons notre premier aperçu sur les trombes d'eau qui tombent, nous sommes cloués sur place. Peu de paysages font cet effet, nous sommes si petits et insignifiants face à la beauté qu'elles dégagent. La partie inférieure ne fait même pas un kilomètre et pourtant nous y passons un long moment.


Les Chutes d'Iguazu vues d'en bas


Une fois la boucle achevée, nous faisons une pause bien méritée. La suite se passe vers le circuit supérieur, qui est en fait à mi-hauteur des cascades. En passant, nous sommes distraits par quelques papillons colorés, nous prolongeant encore davantage le plaisir d'être là.


Le paradis des papillons


De ce côté-ci, nous n'avons pas de vue globale des chutes, mais plutôt de biais et c'est tout aussi plaisant. La végétation luxuriante donne du cachet à l'endroit, ce qui accentue l'effet mystérieux de cette merveille naturelle. Une nouvelle fois, nous effectuons la boucle à petit rythme, profitant de chaque point de vue.


Sur la partie supérieure des cascades


Nous gardons le meilleur pour la fin et nous nous dirigeons vers la Garganta del Diablo. Mais avant, les estomacs gargouillent et il faut les entretenir. Nous prenons place sur un site aménagé à cet effet et quelque-chose nous étonne. Il y a une partie des tables dans une grande cage grillagée. Elle est mise en place pour protéger les touristes des coatis: des animaux au premier abord très sympathiques, mais qui peuvent se révéler dangereux pour un morceau de sandwich. De nombreux panneaux incitent les touristes à ne pas les toucher ainsi qu'à ne pas les nourrir. Mais nous n'en voyons aucun pendant notre encas, Maëlys en est évidemment très déçue.


En prévention, voici les dégâts possibles si l'on caresse un coati


Un train est mis à disposition pour effectuer un segment du parcours car il est légèrement plus éloigné. Il fait chaud et nous nous laissons porter par ce moyen de locomotion, ce n'est pas le meilleur moyen de digérer mais sur le moment cela nous convient bien.


Le train à destination de Garganta del Diablo va partir, attention aux bordures du quai !


Une fois le train arrêté, nous faisons à peine quelques pas qu'une horde de coatis s'amusent à essayer de chiper de la nourriture aux touristes. Sous leurs airs patauds, ils sont en fait très rapides et agiles. Nous comprenons l'importance des panneaux incitant à faire attention, car ils sont mignons et très attachants. N'étant pas farouches, il est facile de les caresser, ce que fait malheureusement une majorité des visiteurs. A vos risques et périls...


Le show des coatis


Le circuit propose de longues passerelles pour rejoindre le Garganta del Diablo. Nous sommes désormais tout en haut des chutes, le Rio Iguaçu est paisible et pourtant il s'écrase une 50aine de mètres plus loin. En chemin, nous croisons quelques singes araignées qui s'enfuient à notre arrivée, ainsi que d'étranges oiseaux aux sourcils bleus.


Sur les hauteurs d'Iguazu


Après avoir passé plusieurs pontons, nous arrivons finalement au clou du spectacle : le Garganta del Diablo. Quel boucan ! C'est ici le plus haut des chutes, à environ 80m. S'ajoute à la hauteur un débit d'eau surréaliste faisant exploser les décibels. Nous sommes subjugués par cet endroit, tout est grandiose : le paysage sur les contrebas des chutes, la puissance du gouffre, la brume d'eau qui se dégage jusque sur nos visages, le bruit résonnant des cascades... L'univers que nous y percevons est mémorable, malgré une foule bien présente.


Envie d'une bonne douche ?


Les filles fatiguent et se lassent vite du spectacle, d'autant plus qu'il fait très chaud. Nous nous résignons donc à faire demi-tour après une vingtaine de minutes d'émerveillement. Nous effectuons le tracé inverse pour rejoindre l'entrée, où un wifi gratuit est disponible. De là, nous attendons notre chauffeur pour le retour. Il nous ramène à bon port et nous décidons de terminer cette magnifique journée par une petite douceur glacée.


A chacun son parfum


Jour 4 : préparation de la frontière brésilienne

Aujourd'hui, le programme est très light. Nous nous concentrons sur la partie administrative car demain nous franchissons la frontière terrestre avec le Brésil, située juste à la sortie de la ville de Puerto Iguazu. L'avantage, c'est que les filles n'ont pas besoin de test PCR, c'est donc bien plus économique. A l'origine, le Brésil ne faisait pas du tout partie de notre tracé, mais comme nous voulions venir voir les Chutes d'Iguazu et que les vols depuis l'Argentine sont hors de prix, nous avons opté pour un passage rapide dans ce pays. Le but étant de prendre un avion de Rio de Janeiro d'ici une dizaine de jours.

Nous nous attelons donc aux tâches ingrates, telles que le remplissage de formulaires et de papiers d'assurances Covid. Ce n'est pas des plus passionnants mais c'est indispensable pour passer la frontière. Nous en profitons également pour laisser souffler Maëlys et Alicia en les laissant regarder Netflix sur la tablette, car elles fatiguent légèrement ces derniers jours, la chaleur en est en grande partie la cause.


Jour 5 : passage aux Chutes d'Iguazu au Brésil

C'est de bonne heure que notre chauffeur vient nous chercher, afin de profiter au mieux de cette journée qui s'annonce au top. A la sortie de Puerto Iguazu, nous faisons face à un pont, signe de la frontière entre les deux pays. Nous descendons de la voiture pour aller au poste de douane. La dame qui s'occupe de vérifier nos documents est nonchalante et semble trop occupée pour cette tâche. L'affaire ne dure même pas une minute que voilà déjà nos passeports tamponnés. Quel plaisir de passer cette frontière, c'est bien la première fois du voyage que nous n'avons pas une petite suée en changeant de pays. Du coup, bye bye l'Argentine, Brésil nous voilà !

Comme prévu, notre chauffeur fait un bref détour à notre hôtel de Foz do Iguaçu (la ville frontalière côté Brésil) pour y déposer nos bagages, avant de repartir vers les chutes. Encore une fois, la météo est au beau fixe et malgré l'heure matinale nous avons déjà bien chaud. Vingt minutes plus tard, nous voici devant l'entrée du parc, le temps de dire au revoir à notre chauffeur, puis nous y entrons pour faire la comparaison avec le côté argentin. Une fois acquittés du prix de l'entrée, nous sommes invités à monter dans un bus car les passerelles sont quelques kilomètres plus loin. Sur la route, des panneaux indiquent la présence de jaguar dans la zone. Heureusement, ceux-ci sont bien trop craintifs et ne sortent que la nuit, sauf rares exceptions. Le bus nous dépose sur les hauteurs des chutes et assez loin de celles-ci. Le parcours est unique et nettement plus court que son homologue argentin. La visite se fait donc plus rapidement car la surface y est plus petite. Nous entamons les passerelles et déjà quelques coatis viennent nous rendre visite, pour le grand bonheur des filles qui sont passionnées par ces animaux.


Ce dernier nous offre la pose


La vue sur les chutes est complètement différente de ce côté-ci, elle nous propose une vision d'ensemble permettant d'admirer les cascades dans leur globalité. Difficile d'émettre une préférence, les deux parties se complètent à merveille. Nous longeons les passerelles une bonne demie-heure pour se rapprocher des cascades et c'est un réel plaisir.


Côté brésilien aussi c'est sympathique


Plus loin, nous descendons de nombreuses marches pour accéder à la partie la plus intéressante de la visite : une plateforme située au coeur des Chutes d'Iguazu. La foule y est évidemment présente puisque c'est l'attraction phare. La puissance des cascades nous trempe généreusement, mais étant donné la chaleur c'est loin d'être un problème. Sur place, nous retrouvons Nolwenn et Guillaume, un couple venu tout droit de Quimper que nous avions rencontré deux jours plus tôt. Ils sont en voyage pour six mois en Amérique du Sud et n'en sont encore qu'au début. Ils sont accompagnés par une autre famille française avec qui nous faisons connaissance, des grands baroudeurs habitués aux voyages. De la plateforme, nous retrouvons la sensation de puissance éprouvée la première fois, ces cascades sont décidément magnifiques. Nous profitons longuement de ce petit plaisir de les admirer avant de quitter la plateforme bien trempés.


Toujours aussi spectaculaire


Pour terminer la visite, un peu de sport s'impose puisqu'il faut monter en haut d'une tour pour avoir accès au mirador. Pas à pas, nous atteignons cette dernière vue sur le site. Et celà en vaut la peine !


Sur le toit d'Iguazu


C'est complètement ravis que nous achevons la visite. Alors plutôt côté argentin ou brésilien ? Difficile de répondre... Nous avons apprécié la vue globale d'aujourd'hui, cependant le Garganta del Diablo reste indétrônable. Notre conseil est donc de faire les deux côtés si cela est possible, car il est dommage de rater une partie de cet univers incroyable.

La journée n'est pas pour autant terminée car nous avons prévu d'aller voir le Parque das Aves, un parc d'oiseaux situé juste à côté des chutes. Étant affamés, nous faisons un léger crochet vers un buffet économique (pour cette zone touristique), histoire de reprendre une bouffée d'énergie. Le Parque das Aves ne se définit pas comme un zoo car il prétend protéger certaines espèces. Nous ne poussons pas plus loin la question éthique et décidons d'aller y faire un tour. Le décor est réussi car fleuri et entretenu. Aussi, la végétation de type jungle colle parfaitement aux espèces d'oiseaux que nous y rencontrons. Le site propose un parcours assez long, passant dans de nombreuses volières, permettant d'être au plus près. A l'unanimité, notre partie préférée est la géante volière de Aras : ils possèdent plusieurs combinaisons de couleurs, toutes aussi magnifiques les unes que les autres. Les filles sont passionnées et, malgré la fatigue de la journée nous y restons deux bonnes heures pour profiter de chaque passage.


Un très bon moment passé au Parque das Aves


En sortant, je commande un Uber pour le retour à Foz do Iguaçu, où notre hôtel nous attend. La ville est grande, cinq fois plus que Puerto Iguazu. Comme dans toute ville à cette échelle, nous ne sommes pas très ravis d'y passer du temps. Mais bon, ce n'est que l'histoire d'une nuit avant de repartir. Le soir venu, nous rejoignons Nolwenn et Guillaume à une pizzeria non loin de là, afin de passer un bon moment entre voyageurs. Nous sommes déroutés par le service à la brésilienne, le serveur s'occupe de tout et il n'est pas question de se servir soi même une part de pizza. Dès lors que je fais une tentative pour en prendre une, il accourt pour attraper sa spatule et me la servir à l'assiette. C'est terrible de ne pas pouvoir être autonome pour son repas...! Nous passons une belle soirée en leur compagnie, puis rejoignons nos lits pour s'écrouler de fatigue. Demain, nous quittons la folie de cette grande ville pour rejoindre le bord de mer. Direction Paraty, un ancien village de pêcheurs transformé en lieu touristique du fait de son succès.



To be continued...

2 commentaires


Camelia - Nicoleta Giurca
Camelia - Nicoleta Giurca
06 nov. 2022

Super ....ce cascada frumoasa!!

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Gabrielle Bernhard-Van Den Heuvel
Gabrielle Bernhard-Van Den Heuvel
14 juil. 2022

🍕👨‍🍳😂

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