Bilan Guatemala
- 1anenparenthese

- 17 janv. 2023
- 6 min de lecture
Le Guatemala est un pays que nous ne connaissions absolument pas quelques mois en arrière. Alors pourquoi avoir décidé d'y aller? Parce-que de nombreux voyageurs que nous avons croisés sur notre chemin nous en ont parlé avec enthousiasme. L'expérience qui permet d'observer l'éruption du volcan El Fuego et les ruines mayas étaient sur toutes les lèvres et ont marqué les esprits. Depuis la Colombie donc, nous commençons à y rêver aussi. Alors, au moment où le passage au Chili s'avère compliqué à cause des restrictions Covid, notre choix se porte naturellement sur le Guatemala. Pour y aller c'est un peu long, mais après 3 changements d'avion nous y sommes enfin! L'ambiance est différente de celle d'Amérique du Sud, surtout quand on vient d'Argentine, ce pays tellement européanisé. Le Guatemala est un pays de 17 millions d'habitants et c'est le troisième pays de l'Amérique centrale par sa superficie. Sa monnaie nationale est le quetzal, qui est également le nom d'un oiseau sacré pour les Mayas. Les vestiges matériels de cette civilisation précolombienne sont très présents dans le pays, tout comme l'héritage immatériel: 23 langues indigènes sont encore parlées au Guatemala et le syncrétisme religieux (entre les croyances mayas et le catholicisme) y est très marqué. Pour se situer chronologiquement dans l'histoire du pays, les Espagnols ont commencé à s'installer sur ces territoires à partir de 1523 et c'est en 1821 que le pays est devenu indépendant. Depuis l'indépendance, le Guatemala a connu des années marquées par la violence et la pauvreté, ce qui a entraîné une émigration vers les pays plus riches au nord, notamment les États-Unis. Le Guatemala dispose des paysages très variés: des volcans, des forêts tropicales, des lacs, des plages (côté Pacifique et côté Caraïbes) et d'impressionnants vestiges historiques et architecturaux à Antigua, Flores et Tikal notamment.
De nos 4 semaines passées au Guatemala, nous retenons entre autres:
- Les costumes super colorés des dames et des hommes autour d'Antigua et du lac Atitlan. La jupe traditionnelle et la chemise sont souvent tissées ou brodées à la main. En fonction des régions, les costumes changent et deviennent plus simples et plus légers vers la forêt tropicale. À partir de Coban les jupes sont différentes : simples jupes longues et un haut en dentelle de couleur.
Dans les habits d'un.e Guatémaltèque
-Les chicken bus et les assistants de bus, leur insistance jusqu'à se bagarrer pour les passagers. Aussi leur habileté à ouvrir et fermer les portes, à monter les bagages sur le toit alors que les bus sont en marche.
Le moyen de transport privilégié des locaux
- La gentillesse des habitants (une dame dans le bus avec des enfants qui nous indique à quel endroit descendre du bus a Los Encuentros, une autre à Chichi qui nous montre le marché et le départ du bus, des gens dans la rue qui s'adressent à nous en anglais pour nous demander comment ça va etc). À l'inverse, la malhonnêteté des gens qui ont à faire strictement à des touristes dans leur travail (des prix plus élevés pour les billets de bus, pour les taxis ou autres services).
- De point de vue environnemental, nous constatons avec tristesse l'omniprésence des déchets; les gens qui en jettent par les fenêtres des bus et des voitures. La pollution phonique et atmosphérique générée par les bus, les camions et les voitures vétustes qui sortent de la fumée noire, la déforestation pratiquée par les brûlis, afin d'obtenir plus de terre agricole surtout autour de Lanquin et sur la route vers Rio Dulce.
- La découverte des abeilles sans dard, dont nous ne connaissions absolument pas l'existence jusque là.
L'abeille sans dard
- Dans toutes les villes il y a beaucoup de mini-magasins, parfois collés les uns aux autres, qui vendent tous les mêmes produits, mais rarement des produits frais. Les marchés, eux, regorgent de fruits et de légumes frais qui sont une merveille pour les papilles, crus ou cuits.
Des fruits du coin, bien mûrs et goûtés
- Les vendeurs dans le bus, comme dans les autres pays d'Amérique du Sud, mais la nouveauté ici ce sont les personnes qui viennent demander de l'argent pour l'église ou qui viennent faire des prières dans le bus et prêcher.
- La présence des églises protestantes, notamment d'origine nord-américaine et surtout en milieu rural. Les prédicateurs s'installent souvent au bord de la route ou dans un lieu très fréquenté et prêchent à l'aide d'un micro. La religion est très présente et très visible dans la société. De plus, les Guatémaltèque sont très croyants, le dimanche ils participent à plusieurs messes par jour, comme notre hôte Ana, au lac Atitlan.
- les marchés d'artisans et les marchandes de tissus et différents objets réalisés avec des petites perles colorées sont plus présents à Antigua et autour du lac Atitlan, puis bien sûr a Chichicastenango, mais moins présents dans le nord du pays.
Des souvenirs et encore des souvenirs
- Au Guatemala on mange beaucoup de freijoles et des tortillas fabriquées à la main à partir d'une pâte de maïs. Au début nous étions ravis d'en manger tous les jours, mais nous en avions marre à la fin. Les portions des repas sont plus petites que dans les autres pays que nous avons visités jusque-là, mais la cuisine de rue nous a ravi. C'était la première fois que nous en voyions autant, même si c'était souvent la même chose : des tortillas avec différents remplissages, des tacos, des enchiladas, des tortas (sandwich ovale), des tamales en feuilles de plantain, la sopa azteca (avec des morceaux de tortillas). Les avocats y étaient très très bons et pas chers. Un des plats servis au petit déjeuner comme au dîner était composé dans une assiette de deux œufs, des tortillas, une purée d'haricots rouge, de la crème fraîche et un peu de fromage: consistant, mais on le partageait souvent à deux.
Excellentes découvertes culinaires (y compris le plateau de fromages)
Et deux bières pour la soif
- L'incroyable diversité ethnique et linguistiques: il y a plusieurs ethnies et langues maya complètement différentes, d'une région à l'autre. Notre guide à Tikal, qui parlait une langue maya, a croisé un groupe qui en parlait une autre et ils ne s'entendaient pas autrement qu'en espagnol.
Les avis de chacun:
Anca: J'ai beaucoup apprécié l'authenticité de ce pays: les costumes, les traditions, la cuisine, l'artisanat, les gens. La diversité des paysages m'a impressionné: des volcans jusqu'à la mer des Caraïbes en passant par la forêt tropicale, je me suis sentie toute petite et insignifiante au cœur de cette nature sauvage lors de l'ascension de l'Acatenango, comme au lever du soleil sur le lac Atitlan ou à Lanquin et à Rio Dulce. Fascinée par l'Histoire, j'ai trouvé de quoi m'émerveiller devant les temples mayas à Tikal ou devant les ruines et les bâtiments coloniaux d'Antigua et Flores. J'ai moins apprécié la chaleur humide et les insectes (moustiques, petites mouches et cafards) surtout à Livingston où le séjour était pour moi insupportable la nuit.
Alicia: J'ai bien aimé les Mayas qui ont vécu il y a longtemps, parce-qu'ils avaient construit de grandes tours hautes. J'ai bien aimé quand la dame m'a fait des milliers de tresses, même si elle m'avait un peu tiré les cheveux. Je me rappelle de Lucie avec qui ont est monté au volcan pendant 6 heures de marche et que j'ai perdu un bout de ma boucle d'oreilles. Le volcan à soufflé et a sorti plein de lave. Je dormais la nuit mais maman m'a réveillé. Au Guatemala on a acheté deux colibris: un pour Maëlys et un pour moi. Ce que j'ai moins aimé c'est que les Mayas sont partis des temples et ça m'a rendu triste et aussi qu'ils sacrifiaient des gens.
Maëlys : ce que j'ai aimé au Guatemala c'est la vue splendide, la chaleur et la baignade. J'ai adoré me baigner et sauter dans l'eau. Il y avait des poissons partout. J'ai aimé quand la dame m'a fait les tresses, mais mes cheveux n'ont pas été très bouclés. J'ai aimé passer du temps avec Emma que j'ai rencontrée à Antigua. Les gens étaient très gentils et nous aidaient quand on était perdus. J'ai aimé les fruits: les ananas et les noix de coco. Dans les voitures on était debout. Il y avait aussi des tuk tuk et c'était marrant. Alicia et moi étions les seuls enfants dans le groupe qui est monté au volcan. C'était magnifique de le voir cracher la lave et il faisait beaucoup de bruit. Cette nuit-là on a dormi dans une tente et il faisait très froid. Je suis montée avec papa le matin tout en haut pour voir le volcan. La descente était aussi très dure, j'avais mal au genou. J'ai bien aimé l'histoire sur les Mayas. On n'avait pas le droit de monter sur les temples, c'était interdit. On ne sait pas trop pourquoi ils ont disparu. J'ai tout aimé au Guatemala, sauf les vendeuses qui insistent beaucoup.
Emilien : Après notre passage au Brésil et en Argentine, des pays plus européanisés, nous étions de retour dans le dépaysement le plus total, et c'est une sensation plutôt agréable. Le Guatemala nous a offert de nombreux paysages, mais si je devais conseiller deux endroits, ce serait d'aller voir le volcan El Fuego en éruption (tant qu'il est encore temps) et d'aller flâner au bord du Rio Dulce. Ces deux étapes, complètement différentes l'une de l'autre, m'ont marqué au plus haut point et les souvenirs qui s'en dégagent sont intenses. En revanche, d'autres points m'ont légèrement déçu comme le marché de Chichicastenango ou alors le manque d'éducation sur l'environnement de certains habitants. Mon bilan reste malgré tout très positif et notre entrée dans l'Amérique Centrale est globalement un succès !
To be continued...















































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