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Bouquet final à Holbox

  • Photo du rédacteur: 1anenparenthese
    1anenparenthese
  • 4 mai 2023
  • 9 min de lecture

Rejoignons l'île d'Holbox depuis Merida

Aujourd'hui, le programme est chargé et n'est pas des plus plaisants puisqu'il s'agit de passer notre temps dans les transports en commun. Nous sommes réveillés de bonne heure et heureusement les bagages sont déjà bouclés. Étant éloignés du terminal de bus, nous appelons un Uber pour effectuer la traversée de la ville. La solution la plus simple et économique pour arriver à Holbox depuis Merida est de prendre le bus jusque Chiquila, une petite ville située sur la côte plus loin à l'est. Puis, d'embarquer à bord d'un bateau en direction de l'île d'Holbox.

Le chauffeur nous dépose à la gare routière. Le bus arrive après quelques minutes d'attente, puis nous y prenons place, tout se déroule parfaitement. Le trajet dure 6 heures et les paysages traversés n'ont rien d'exceptionnel. Autant dire que le temps passe au ralenti et que nous avons hâte d'atteindre Chiquila. Première impression : la ville est minuscule et s'articule uniquement autour du tourisme. Quelques boutiques sont présentes sur l'allée principale menant à l'embarcadère, puis deux compagnies de bateaux se présentent pour faire le plein de passagers. Les tarifs des compagnies "Holbox Express" et "9 Hermanos" proposent des services identiques, évitant ainsi aux deux protagonistes de se livrer une bataille sans merci pour récupérer le plus de touristes. Nous optons pour Holbox Express, sans aucune raison valable car nous n'avons pas fait de recherche sur l'une ou l'autre des compagnies. La traversée d'une trentaine de minutes est tout confort et en plus les vagues sont toutes petites, c'est donc une étape facile de notre trajet. D'autant plus que nous avons hâte de faire connaissance avec l'île d'Holbox !

Courage, nous sommes bientôt arrivés !


Alors pourquoi venir à Holbox ? Le voyage arrivant bientôt à son terme (notre avion part de Cancun dans 8 jours !), nous souhaitons faire une grosse pause avant de retrouver la civilisation européenne, un peu comme un sas de décompression, ou pour faire plus clair : des vacances dans notre voyage avant le retour. Nous sommes partis depuis si longtemps et nous nous sommes habitués à un certain rythme de vie, une certaine rusticité, qu'il nous semble nécessaire de passer une semaine dans ce lieu paradisiaque avant de reconnecter avec le monde occidental. Autre raison valable : Holbox est situé à deux heures du grand aéroport de Cancun, une aubaine. D'autres lieux paradisiaques étaient en compétition, comme Cozumel ou Playa del Carmen. Mais l'île d'Holbox, moins touristique et plus abordable en termes de tarifs nous attire plus que les autres. Aussi, c'est la seule de ces trois destinations du Quintana Roo qui est sur la côte nord, point important, où il n'y a pas de risque de sargasses (les algues brunes) en cette saison, contrairement aux deux autres. C'est donc dans cette optique que nous débarquons aujourd'hui sur l'île d'Holbox !

Une fois la valise et les sacs à dos récupérés, nous partons en direction de la chambre d'hôtel que nous avons réservé pour sept nuits. Des voiturettes de golf avec des roues crantées font office de taxi, étonnant... Après avoir marché à peine quelques mètres, nous comprenons mieux pourquoi ils ne sont pas équipés en pneus lisses : c'est une véritable tourbière ! Les rues sont un mélange de sable, de poussière et d'eau de pluie. Étant dans le début de la saison humide au Yucatan, de la pluie il y en a tous les jours. Cela ne s'annonce pas être une partie de plaisir de marcher dans les ruelles d'Holbox. Tant bien que mal, nous approchons de l'hôtel. Il fait très chaud et les bagages sont lourds, surtout la valise car il faut la porter régulièrement (le sol étant trempé à souhait). Cette valise est un sacré handicap, heureusement qu'on ne l'a que depuis quelques jours !

Au début il y a un trottoir, ce qui n'est pas le cas plus loin...


C'est tout transpirants que nous arrivons à notre chambre. Elle est spacieuse et la climatisation fonctionne. Seul bémol, nous pensions avoir un frigo et ce n'est pas le cas.. Voilà qui va compliquer notre gestion pour la nourriture cette semaine, c'est une réelle déception pour Anca et moi. Passé ce coup dur, nous rangeons nos affaires et partons faire coucou à une plage avant que le nuit ne tombe. Les moustiques nous attaquent, mais l'endroit est quand même magnifique !


Holbox, c'est comment et que faire ?

L'île est singulière, ne serait ce que par sa forme : 34km de long sur 1,6 km de large ! On pourrait l'apparenter à un gros banc de sable. Bien que l'île soit encore épargnée par le tourisme de masse, ses jours sont comptés. Cancun et Playa del Carmen débordant de touristes, ceux-ci viendront trouver un havre de paix à Holbox, qui est une île facilement accessible. En cette saison, on peut observer aux alentours de l'île de nombreux requins baleines (entre juin et septembre). Après avoir longuement hésité, c'est une excursion que nous ne ferons pas car les tarifs sont un peu trop élevés pour nous. Ce sera pour une prochaine fois !

Nous optons pour des activités dans notre budget et qui correspondent complètement à l'île : apéro devant un somptueux coucher de soleil, randonnée les pieds dans l'eau, visite d'un refuge pour chien, dégustation de plats locaux, baignade dans une eau à température appréciable (ça change de la Bretagne !), faire un tour sur le petit marché. Mais aussi, des activités moins fun comme faire l'école aux filles ou encore préparer administrativement le retour en France car nous n'existons plus aux yeux de l'État. Nous y rencontrons à nouveau nos amis Espagnols et profitons ensemble d'une soirée pizza.

Couchers de soleil, dégustations et observation animale font parties de nos activités favorites


Une ville haute en couleur

Marcher dans les rues d'Holbox est un véritable désastre avec cette tourbière de sable. Avoir les pieds dans une eau où flottent les déchets n'a rien de paradisiaque. Au détour d'une ruelle, il s'avère cependant que cet endroit est un réel plaisir pour les yeux. Les couleurs sont omniprésentes et attirent le regard des visiteurs de l'île. Le côté bohème et artistique d'Holbox est un de ses atouts, pour notre plus grand plaisir.

Échantillon de street art à Holbox


L'envers du décor de l'île


Punta Cocos et Punta Mosquito

Nos deux coups de cœur sur Holbox. Ces deux lieux sont accessibles à pied depuis la ville, mais sont situés dans des directions opposées : Punta Cocos au sud-ouest de l'île et Punta Mosquito au nord-est.


Punta Cocos

Pour rejoindre Punta Cocos, nous faisons le choix de longer la plage plutôt que de prendre le sentier, qui est plus direct. C'est clairement le bon choix, car cela nous évite la tourbière. De plus, que ce bord de mer est agréable! Alors pourquoi nous priver de cette vue en passant par les terres ? Par moment, des résidences privées nous barrent la route, nous les contournons donc par l'eau, ce qui rend la ballade plus sportive. Marcher avec de l'eau jusqu'au bassin est une sensation sympathique. Après une heure, nous arrivons sur place, c'est idyllique, et pourtant la météo est loin d'être parfaite. Punta Cocos est une grande plage ayant une mangrove et un énorme ponton en bois pour deux extrémités. Sa particularité, en plus de sa beauté, est qu'il n'y a que très peu de fond. Il faut aller 500m plus loin pour s'enfoncer d'un coup dans les profondeurs de l'océan. Maëlys et Alicia s'amusent énormément dans la première partie, faisant office de merveilleuse pataugeoire géante. Puis, nous testons la baignade là où les fonds marins nous échappent. C'est dangereux car les courants sont forts et contraires. Nous restons donc sagement près du bord. Tout à coup, deux dauphins sautent juste à côté de Maëlys avant de continuer leur route, le moment est formidable. Une fois le goût de la baignade rassasié, nous poussons la marche jusqu'à la mangrove, à l'autre extrémité de la plage. Le paysage n'est pas pour nous déplaire mais nous n'y restons pas longtemps car nous faisons figure des proies pour les moustiques. Finalement, nous prenons la direction du chemin retour. Une fois encore, nous passons par la côte, ce qui est nettement plus agréable.

Ballade à Punta Cocos


Punta Mosquito

Ce n'est pas forcément Punta Mosquito que nous visons, mais plutôt les bancs de sables blancs immaculés pour y accéder. En partant de la ville d'Holbox, nous longeons la plage vers le nord-est jusqu'à apercevoir les premiers bancs de sable. La magie opère immédiatement, c'est un véritable spectacle pour la rétine, totalement hypnotisant et paradisiaque. Il est possible de marcher sur les bancs de sables jusqu'à Punta Mosquito, soit environ deux kilomètres. Suivant les horaires de marée, le sable est plus ou moins découvert. De notre côté, nous faisons la traversée entre pieds dans l'eau et sur les bancs. Quelques panneaux alertent sur les dangers des raies : gare à ne pas marcher dessus par mésaventure. Maëlys et Alicia, suite à cette mise en garde, sont en panique... Après négociations et surtout un papa en tête de cortège, nous pouvons reprendre notre avancée. Bien que la distance soit faible, il est crucial de prévoir un bon volume d'eau, de la crème solaire et une casquette, car la chaleur est écrasante. A tel point, que les filles ne se sentent pas d'aller jusqu'au bout et préfèrent la fraîcheur de la plage principale d'Holbox. Nous restons tout de même un bon moment sur un banc de sable avant de rebrousser chemin. On a parfois une vision utopique de certaines plages aux semblants paradisiaques. Et bien, ce lieu en fait partie et il est bien réel !

Sur les bancs de sables vers Punta Mosquito


Fini les vacances !

Que le temps passe vite quand on ne fait rien, ou presque ! Nos sept jours de détente sur Holbox s'achèvent et nous devons déjà rejoindre Cancun en vue de préparer notre vol retour vers l'Europe. Un dernier regard méprisant sur ces rues inondées, puis un dernier adieu à la merveilleuse plage, c'est tout le paradoxe d'Holbox.

Nous embarquons à nouveau à bord du bateau Holbox Express car il part dans l'heure. Puis, nous voilà de retour à Chiquila. Nous marchons, sous la canicule, jusqu'au terminal et l'attente se fait longue jusqu'au prochain bus.

On the road again !


Notre bus arrive, il est confort et climatisé, nous sentons tout de suite que Cancun est une destination touristique. Mais pour nous, la ville est juste un moyen pas cher de rejoindre l'Europe, car la visite ne nous attire pas le moins du monde. En effet, le prix des vols depuis (et vers) Cancun sont imbattables. Deux heures et demi plus tard, nous voici de retour à la civilisation. Le temps de prendre un Uber, puis nous voilà à notre logement pour deux nuits.


Cancun

Vous l'aurez compris, je n'affectionne pas cette petite ville de presque un million d'habitants. Si elle reste un passage obligé pour rejoindre la Riviera Maya, peu de personnes y font vraiment halte. La majorité qui y pose ses valises sont des Americains. Et tout est étudié pour ce type de clientèle. La ville est partagée en deux : le centre et la zone hôtelière. Cette seconde partie est à fuir absolument, si vous souhaitez maintenir votre portefeuille en bonne santé. Mais si Cancun est célèbre, c'est surtout parce qu'il s'agit d'une destination prisée par les étudiants lors des congés de printemps : le fameux Spring break !

Pour notre unique journée en ces lieux, nous nous concentrons sur l'essentiel : les derniers achats. Habitués des marchés, nous ne changeons pas une recette qui gagne, nous passons la majeure partie de la journée à errer dans le mercado 28, puis dans le mercado 23. Nous y trouvons nos trésors : souvenirs de petits formats et tequila. De retour à l'hôtel, nous prenons une éternité à faire nos bagages. Un Tetris en bonne et dûe forme !

Opération emplettes à Cancun !


Ce n'est qu'un au-revoir...

Ce matin, c'est stressés que nous tentons de rejoindre l'aéroport. Uber nous donne des sueurs froides : il y a de l'attente pour avoir un chauffeur, et ceux-ci nous abandonnent un par un, une fois l'attente achevée. Apparemment Uber n'est pas le bienvenu à l'aéroport et les chauffeurs évitent de prendre des courses vers cette destination. Le gérant du logement, voyant nos visages se décomposer, nous propose de nous y amener. C'est à ce moment précis qu'un Uber a finalement accepté notre recherche et ose nous y conduire. Plus de peur que de mal, nous remercions notre hôte et rejoignons l'aéroport sans encombres.

L'aéroport de Cancun est immense et tout confort, ce qui permet une attente agréable. Mais je ne suis pas objectif car j'adore les aéroports ! Au moment du check-in nous découvrons, surpris, que nous devons d'abord passer au bureau de la douane mexicaine qui doit valider notre sortie du territoire en s'assurant que nous avons bien payé la taxe d'entrée dans le pays. Heureusement pour nous, j'ai gardé tous ces documents et nous sommes autorisés à passer.

Nos derniers moments sur le continent américain


Puis vient l'heure d'embarquer, nous franchissons les portes de l'avion. Le kérosène s'embrase, les roues se détachent du sol, cette fois ça y est, après plus de 10 mois en Amérique du Sud et Centrale, nous rentrons. Je ne sais pas si je suis heureux ou triste, quelle étrange sensation. Impossible d'expliquer ce moment, il faut le vivre... À tous ces pays que nous avons traversés : merci !



To be continued...


1 commentaire


Gabrielle Bernhard-Van Den Heuvel
Gabrielle Bernhard-Van Den Heuvel
07 mai 2023

Trop bien la rencontre avec les dauphins! 🐬

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©2021 par 1 an en parenthèse.

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